Alors que la grève déclenchée depuis le 3 avril perturbe le bon déroulement des cours dans plusieurs localités, le gouvernement a rappelé ce mercredi, à l’issu du conseil des ministres sa disposition au dialogue avec les syndicats. Il assure respecter le droit de grève, tout en justifiant la présence policière devant certains établissements.
« Le dialogue n’est pas rompu », a déclaré le ministre de la Communication Amadou Coulibaly, en réponse aux questions sur la grève des enseignants du préscolaire, du primaire et du secondaire. Le gouvernement, à l’en croire, dit prendre au sérieux les doléances des syndicats, qui concernent les conditions de travail, les affectations, les primes et le statut des contractuels. Cependant, le gouvernement réaffirme son attachement au cadre légal : « Le droit de grève est reconnu et protégé en Côte d’Ivoire mais, il doit s’exercer dans les formes prévues par la loi. L’école ne peut être otage de conflits prolongés », a martelé le porte-parole du gouvernement, avant d’appeler à une responsabilité partagée entre tous les acteurs du système éducatif.
Sécurité autour des écoles : une présence « préventive »
Au sujet de la présence policière devant certains lycées et collèges, notamment à Abidjan, le porte-parole a indiqué qu’il ne s’agissait pas d’une politique de répression, mais d’une mesure de prévention. « Il ne s’agit pas d’intimider les enseignants, mais d’empêcher les débordements, parfois initiés par des tiers, étrangers au système éducatif », a rassuré Amadou Coulibaly.
Armand BLEDOU
