Un rapport du gouvernement révèle l’ampleur du désordre dans le secteur de l’affichage publicitaire dans la capitale économique. Avec près de 8000 installations illégales ou obsolètes recensées, l’Exécutif annonce prendre des mesures radicales pour redonner de la lisibilité au paysage urbain.
Le porte-parole du gouvernement a révélé qu’une étude réalisée en 2008 recensait déjà près de 8000 panneaux non conformes ou implantés sans autorisation dans le district d’Abidjan. Cette prolifération anarchique nuirait non seulement à l’esthétique urbaine, mais également à la sécurité routière et à l’efficacité fiscale de l’activité publicitaire.
« Il ne s’agit pas d’interdire, mais d’organiser », a précisé le ministre de la Communication, en rendant compte du conseil des ministres tenu hier.
Au cours de ce conseil des ministres, le gouvernement a adopté une mesure d’assainissement visant à retirer les panneaux non conformes et à encadrer plus strictement l’activité. L’objectif est de restaurer la beauté de la ville et d’assurer une meilleure régulation de la fiscalité locale. Des concertations sont annoncées avec les opérateurs du secteur afin d’établir une nouvelle carte publicitaire pour la ville.
Armand BLEDOU
