« Dans le cadre de l’ajustement des tarifs de l’électricité, le Ministre du Commerce et de l’Industrie porte à la connsaissance des opérateurs économiques de l’instauration du principe de l’information préalable et de la concertation avant toute révision de prix des denrées de grande consommation, en général ». Estampillée du sceau du Ministre Souleymane Diarrassouba, cette note est un gilet-pare-balle taillé à la mesure du portefeuille des consommateurs ivoiriens en vue de juguler la montée des prix des produits de grandes consommations. Au sortir d’un tête-à-tête avec le secteur privé et les consommateurs, ce mercredi , le Ministre du commerce s’est en effet assuré l’accompagnement de ces interlocuteurs vis-à-vis de cet exercice d’équilibriste auquel s’adonne le gouvernement entre le sauvetage du secteur de l’électricité « un secteur vital pour la création de richesses »et « le bien-être des populations vivant en Côte d’Ivoire ». De fait , cette majoration, la seconde après celle appliquée aux industriels vise à combler le gap de 10f par kwh entre le prix de production : 89 f et l’ancien prix de vente : 79f. Cette mesure d’augmentation vise donc selon toute vraisemblance à assurer la viabilité du secteur et la disponibilité perenne de l’électricité pour les ménages et industriels.
A priori, la hausse de 10% sur le tarif de l’électricité annoncée, ce 26 Décembre ouvre la boite de pandore pour les consommateurs ivoiriens. S’ils devront d’ores et déjà faire face à une note de la Compagnie Ivoirienne d’Electricité plus salée, les consommateurs pourraient être contraint de débourser plus de ressources pour l’achat de certains produits de grande consommation. En effet, les industries et entreprises faisant également les frais de l’augmentation du prix du courant, les coûts de production de leurs articles connaitront une hausse qu’ils pourraient répercuter sur le prix à payer pour le consommateur final. En enjoignant, par ailleurs, les opérateurs économiques des secteurs « significativement impactés » à engager des discussions avec la Direction Générale du commerce intérieur, le Ministère du commerce tente de rendre un jugement de Salomon.
Charles Assagba
