Les incidents chimiques figurent au nombre des situations qui peuvent mettre à mal la sécurité des populations. Les premières cibles sont la défense civile, les pompiers, la police, etc. C’est pour mieux se parer qu’un exercice régional de simulation sur la réponse d’urgence aux incidents chimiques pour les états membres de la Communauté économique des états d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) se tiendra du 24 au 26 mai en terres ivoiriennes. Selon une note dont Nord Sud a reçu copie, ce jour, ce conclave est co-organisé par «le Secrétariat Technique de l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC), en collaboration avec le gouvernement de la République de Côte d’Ivoire et avec le soutien financier de l’Union européenne». Il vise à «réaliser des systèmes opérationnels, élaborer des politiques, communiquer et partager les informations, aux niveaux national, régional et international, afin d’assurer une réponse efficace et faciliter la délivrance d’une assistance internationale en cas d’incidents chimiques». En provenance du Bénin, du Burkina Faso, du Cap vert, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de la Guinée Bissau, du Liberia, du Niger, du Nigeria, du Sénégal, de la Sierra Leone et du Togo, ce sont 42 participants qui recevront en français et en anglais, les rudiments afin de parer à toutes les éventualités d’incidents chimiques. «Il s’agira d’un exercice multimédia sur des simulations proposées», précise le document. Faisant d’une pierre deux coups, ce rendez-vous «servira également de point de rencontre et de forum pour discuter des différents aspects permettant d’améliorer la réponse d’urgence aux incidents impliquant le CWA ou d’autres produits chimiques toxiques». Conformément à la programmation provisoire de l’évènement, la levée de rideau, prévue ce mardi sera jalonnée par une allocution du ministère de la Défense qui traduira le traditionnel «akwaba», mot de bienvenue aux participants. Dans la foulée, le ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Diaspora succédera au pupitre pour le discours d’ouverture en prélude à l’entrée dans le vif du sujet.
Charles Assagba
