Crise électorale 2020: Le rôle de Bédié, Soro… (rapport d’enquête)

par nordsud.info
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Les violences électorales liées à la présidentielle d’octobre 2020 ont fait officiellement 85 morts et près de 500 blessés dans le pays, entre août et novembre 2020. Pour investiguer sur ces faits et apporter une réponse judiciaire appropriée aux infractions graves commises, le Président de la République, Alassane Ouattara, a, par décret n°2020-945 du 25 novembre 2020, créé une Unité Spéciale d’Enquête. Les enquêteurs ont rendu leur copie. Ils donnent tous les détails de la motivation des acteurs politiques, qui le 20 septembre 2020, ont appelé leurs partisans à empêcher la tenue de toute opération liée au scrutin. On sait également le rôle joué par, entre autres, Henri Konan Bédié, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), Georges Armand Ouégnin, président de Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS), Albert Mabri Toikeusse, président de l’Union pour la Démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (Udpci), Guillaume Soro, président de Générations et peuples solidaires (GPS). Sans oubier Mamadou Koulibaly, président de Liberté et démocratie pour la République (Lider), Danielle Boni Claverie de l’Union Républicaine pour la Démocratie (URD). Ils avaient tous porté la revendication de bloquer le processus électoral. Suite à leurs différents appels, des actes portant atteinte aux personnes et aux biens tant publics que privés, constitutifs d’infractions graves à la loi pénale, ont été commis dans plusieurs localités du pays. « La plupart des victimes de ces actes de violence ont été identifiées en majorité dans la ville d’Abidjan, à Dabou, à Bonoua et dans le centre du pays », soulignent les enqêteurs. L’Unité spéciale de police judiciaire indique qu’elle a parcouru toutes les localités où des infractions ont été commises avant, pendant et après l’élection présidentielle du 31 octobre 2020. Sa mission a consisté à rassembler les preuves, rechercher tous les auteurs des infractions déjà constatées, de même que les instigateurs et les financiers, et de les conduire à la Cellule Spéciale d’Enquête, d’Instruction et de Lutte contre le Terrorisme (CSEI- LCT). Une des conclusions du rapport est que la création d’un organe de transition dénommé Conseil National de Transition (CNT) devant se substituer aux institutions républicaines légalement établies, constituait un acte grave de sédition. « L’ouverture prochaine des procès relativement aux personnes dont la participation aux faits aura été clairement établie, sera de nature à révéler la réalité de la répression des infractions liées aux élections et de la lutte contre l’impunité, de même qu’à redonner confiance à la population », note le rapport.


Bakayoko Youssouf

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