La semaine où les enseignants pourraient tout perdre

par nordsud.info
Publié: Dernière mise à jour le 123 vues

Tout enseignant qui ne sera pas à son poste ce lundi dès 7h, sera considéré comme démissionnaire. C’est la mise en garde de la ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique et de la modernisation de l’administration, Anne-Désirée Ouloto. On le sait, plusieurs faitières de l’Intersyndicale du ministère de l’Education nationale (IS-MENA) ont paralysé une partie de l’école les jeudi et vendredi derniers pour réclamer les primes indiciaires. Une grève reconductible que les enseignants comptent reprendre ce lundi. Là où de nombreux syndicats se sont désolidarisés du mouvement pour privilégier le dialogue, Bli Blé David, le porte-parole de cette coalition estime qu’ils n’ont que la grève comme ultime moyen de pression.

À lire également: Faible niveau des élèves : « on fait un faux procès aux enseignants… »

Élections de la MUGFCI

Pour Jérôme Ourizalé, secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du primaire public de Côte d’Ivoire (SAEPPCI),  on tente plutôt de noyer le poisson. L’enjeu pour ces syndicats va désormais au-delà des primes. « Ils visent tous la MUGFCI (Mutuelle générale des fonctionnaires de Côte d’Ivoire) », informe-t-il. Les élections de la MUGFCI étant prévues pour la fin de l’année, le leadership ne s’obtiendra que dans l’arène du front social. Et à qui fera le plus de bruit.

Tapé Djédjé Apollinaire, secrétaire général de la Confédération des syndicats des fonctionnaires de Côte d’Ivoire (Cosyfo-CI), y voit aussi une bataille de positionnement. « Jusqu’à ce que les élections de la MUGEFCI arrivent, le front social sera bouillonnant. Parce que chacun tentera de montrer qu’il sait mobiliser», indique M. Tapé.

Examens de fin d’année

Les syndicats vont-ils céder ? Ils ne sont pas assez représentatifs pour prétendre bloquer les examens de fin d’année, d’après Jérôme Ourizalé. Puisque cela reste leur arme ultime. Mais, dit-il, c’est un jeu dangereux à double titres. D’abord, les grévistes mettent ici en jeu leurs postes. Ensuite, ce sont les discussions qui pourraient en prendre un coup.  « Nous avons vécu une situation similaire avec le président Félix Houphouët-Boigny qui s’est fâché et nous a fixé des primes plus basses que ce que nous avions souhaitées. Le Chef de l’Etat pourrait également prendre en mal toute cette agitation de nos frères syndicalistes et aller dans le même sens », met-il en garde. Si les enseignants ne reprennent pas leurs postes ce lundi, cela sera vu comme une bravade vis-à-vis de l’autorité. Et le point de non retour sera donc franchi pour l’IS-MENA.

Tout en demandant à ses camarades de rejoindre la table de négociation, il appelle à une véritable formation des leaders syndicaux.

Raphaël Tanoh

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