L’Institut de Cardiologie de Bouaké (ICB), annoncé par le président ivoirien lors de son discours de fin d’année, sera opérationnel dès le premier trimestre 2025. Ce centre de santé devient le second établissement public dédié aux maladies cardiovasculaires en Côte d’Ivoire, après l’Institut de Cardiologie d’Abidjan (ICA), inauguré en 1978.
Avec une capacité annuelle de 12 000 consultations, 4750 hospitalisations, 3800 urgences cardiologiques, 520 soins intensifs et 290 interventions chirurgicales à cœur ouvert, l’ICB répond à un objectif stratégique : rapprocher les services spécialisés des populations de l’intérieur du pays.
L’institut comprendra également un centre de formation pour médecins nationaux et étrangers, en partenariat avec l’Institut de Cardiologie de Montréal et le CHU de Nantes. Ce pole permettra de renforcer le nombre de cardiologues formés en Côte d’Ivoire tout en favorisant l’actualisation des compétences grâce aux avancées technologiques.
Selon les prévisions, l’ICB, pleinement fonctionnel d’ici 2027, devrait contribuer à réduire de 25 % la mortalité prématurée liée aux maladies cardiovasculaires et aux accidents vasculaires cérébraux. Ce projet s’inscrit dans une stratégie globale visant à améliorer l’accès aux soins de qualité et à renforcer les capacités du système de santé.
En 2024, l’Institut de Cardiologie d’Abidjan a enregistré 25 000 consultations externes, traité 7800 urgences et effectué 3300 hospitalisations, avec plus de 500 interventions chirurgicales. L’ouverture de l’ICB vient ainsi étoffer les infrastructures nationales dédiées à la prise en charge des pathologies cardiovasculaires, l’une des premières causes de mortalité dans le pays.
Charles Assagba
