Malgré le retrait de la plainte de Kerozen : Debordo toujours en prison

par nordsud.info
34 vues

Interpellé le jeudi 13 novembre 2025 puis déféré devant le parquet du Plateau, l’artiste ivoirien Patrick Tanguy Séry Digbeu, plus connu sous le nom de Debordo Leekunfa, demeure incarcéré au Pôle et pénitentiaire d’Abidjan (PPA, ex-MACA). Figure emblématique du coupé-décalé, il fait face à plusieurs plaintes, dont certaines continuent de compliquer sa situation judiciaire malgré le retrait de l’une d’elles.

Le retrait de Kerozen n’a pas débloqué la situation

Une semaine après l’arrestation de Debordo, l’un de ses plaignants, l’artiste Constant Joël Yobo, alias DJ Kerozen, a annoncé sur Facebook avoir retiré sa plainte. Cette démarche, saluée comme un geste d’apaisement, n’a toutefois pas entraîné la libération de Debordo Leekunfa. D’autres dossiers, toujours en cours, pèsent lourdement sur son maintien en détention.

L’affaire Nama Bouaké, principal obstacle

Parmi les plaintes toujours actives, figure celle de Nama Bouaké, promoteur de spectacles installé en France. Celui-ci reproche à Debordo de ne pas avoir honoré un engagement pour un concert au Casino de Paris prévu le 4 juillet 2025, alors que des avances financières lui auraient été versées.
Cette affaire aurait également alimenté des tensions avec Kerozen. La date du concert de Debordo étant jugée trop proche du spectacle de Kerozen, programmé le 12 juillet 2025 au Zénith de Paris, elle aurait été perçue comme une concurrence directe susceptible de perturber leur public.

Une incompréhension initiale qui dégénère

À l’origine, le conflit entre les deux artistes part d’une incompréhension. Lors d’un live Facebook, Debordo a affirmé que Kerozen “avait des armes” chez lui, une déclaration interprétée comme grave et diffamatoire.

Selon un proche de Debordo, il s’agissait en réalité d’une métaphore faisant référence aux “armes musicales” de Kerozen, décrites comme des “armes de destruction massive”. Une explication qui n’a pas convaincu l’entourage de Kerozen, estimant que Debordo avait “dépassé les limites”.

Le 16 novembre 2025, Kerozen annonçait finalement sur Facebook qu’il retirait sa plainte, expliquant qu’il avait initialement agi pour “protéger son honneur et sa famille”.

Malgré ce retrait, Debordo reste détenu

Pour Jean-Marc Tonga, président de l’Union des journalistes culturels de Côte d’Ivoire (UJOCCI), la situation est claire : “il n’y a aucune annonce du parquet. Officiellement, Debordo n’est pas libre.”
Il rappelle que, même si la plainte déposée par Kerozen est désormais close, celle de Nama Bouaké est toujours en cours et aucune procédure n’a été annulée.

Les accusations évoquées dans ce dossier sont multiples : non-respect de contrat, avec plainte déposée à la police économique ; diffamation, pour des propos jugés “mensongers et destructeurs” ; atteinte à la réputation du promoteur et de ses proches.

Une confrontation aurait d’ailleurs eu lieu à la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC) le 12 novembre 2025, avant la présentation de l’artiste au parquet et son placement sous mandat de dépôt.

“Laissons la justice faire son travail”

Jean-Marc Tonga appelle à la prudence face aux spéculations et aux images circulant sur les réseaux sociaux. “Tant que la justice ne s’est pas prononcée, Debordo n’est pas libre”, explique le journaliste.
Il rappelle également la responsabilité des artistes : “Ils doivent montrer l’exemple et régler leurs différends dans le respect. Peut-être que l’attitude de Debordo n’a pas plu à Kerozen. Connaissant Debordo, il n’aime pas s’excuser. Pourtant, ils auraient pu régler cela en privé ”, ajoute le confrère.

BN

Articles similaires

Laissez un commentaire

* En utilisant ce formulaire, vous acceptez le stockage et le traitement de vos données par ce site Web.

Are you sure want to unlock this post?
Unlock left : 0
Are you sure want to cancel subscription?
error:

Le site Web nordsud utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que cela vous convient, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. J'accepte Lire la suite

-
00:00
00:00
Update Required Flash plugin
-
00:00
00:00