Le conseil des ministres de ce mercredi 20 octobre s’est penché sur un phénomène qui tue à petit feu les Ivoiriens. La question des médicaments contrefaits. Un projet de loi de ratification a été adopté à ce sujet. Il autorise le président de la République à ratifier la Convention du conseil de l’Europe sur la contrefaçon des produits médicaux et les infractions similaires menaçant la santé publique. Cette convention qui avait été adoptée en octobre 2011 à Moscou (Russie). Selon Amadou Coulibaly, porte-parole du gouvernement, cela permettra de définir un cadre pour la mobilisation des pouvoir publics, des populations, contre les faux médicaments.
Faux médicaments
La convention permettra en outre une meilleure coordination nationale dans la lutte contre ce fléau, avec le renforcement du dispositif légal. Il y aura, par exemple, des mesures de protection des victimes des faux médicaments et des témoins. Grâce à cette convention, l’Etat pourra lutter contre le phénomène, de concert avec les autres pays.
Le conseil des ministres a également adopté un projet de loi fixant attribution, organisation et fonctionnement de la fonction de médiateur de la République. Ce projet de loi met celui-ci en cohérence avec la loi du 8 novembre 2016. En clair, selon Amadou Coulibaly, il confère au médiateur de la République un pouvoir d’injonction et un pouvoir d’auto-saisine.
Croissance économique
Le conseil des ministres a aussi fait une communication relative au rapport économique et financier, 2021-2022. Le porte-parole du gouvernement a expliqué l’impact de la crise sanitaire sur l’activité économique mondiale. Mais, au dire d’Amadou Coulibaly, il y a eu des efforts du gouvernement pour éviter la récession au plan national. Ainsi, dit-il, la croissance économique en Côte d’Ivoire a été estimée à 6,5% en 2021 contre 2% en 2020. Cette croissance a été portée, entre autres, par le secteur agro-alimentaire, les BTP, les produits pétroliers. D’après Amadou Coulibaly, la croissance de l’économie nationale devrait se consolider ou même accélérer en 2022, avec un taux de 7,1%. Un taux qui sera notamment soutenu par le secteur agricole, ceux de l’industrie manufacturier et de l’extraction minières, etc.
Les prévisions des finances publiques en 2022, d’après Amadou Coulibaly, tablent sur une amélioration du solde budgétaire global, avec un déficit à 4,7% en 2022 contre 5,6% estimé en 2021. Une prévision qui sera rendue possible grâce aux réformes économiques et financières, à entendre le porte-parole du gouvernement.
À côté de ces mesures, le conseil des ministres a adopté deux projets de loi relatifs à la loi des finances, portant budget de l’Etat pour 2022. Amadou Coulibaly, annonce un budget pour 2022, structuré en 30 dotations. Il s’équilibre en ressources et en dépenses, à 9 901, 1 milliard FCFA, avec une progression de 17,9%. Il devrait atteindre, selon lui, 10 555, 8 milliards FCFA en 2023 et plus de 11000 milliards FCFA en 2024.
Raphaël Tanoh
