Session budgétaire. Nous sommes en octobre. C’est l’heure des comptes. Le conseil des ministres d’hier, présidé par le Chef de l’état, Alassane Ouattara, n’a pas dérogé à la tradition. Il a d’abord fait le bilan de la gestion économique et financière 2021 et établit les projections.
Le rapport 2020-2021. La gestion budgétaire sur la période 2020-2021 a été fortement impactée par les effets de la maladie à coronavirus sur l’activité économique et sociale. Le gouvernement a cependant mis en œuvre des mesures vigoureuses anti-récession. Malgré des prévisions alarmistes et un environnement mondial délétère, l’économie ivoirienne a montré sa résilience : Le taux de croissance établi à 2% en 2020 a connu un rebond à 6,5% en 2021. Selon Amadou Coulibaly, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, l’activité de la période budgétaire 2020-2021 est tirée par le dynamisme de certains secteurs, notamment l’agro-alimentaire, le BTP, le pétrole, la consommation des ménages et la vitalité des investissements publics et privés.
Le gouvernement table sur une croissance de 7,1% en 2022.
Ce rebond de l’économie a dû être soutenu par un effort accru. Le gouvernement a été contraint pour cela de concéder un déficit budgétaire de 5,6% en 2021. Ce déficit connaîtra cependant une compression en 2022 pour s’établir, selon les prévisions, à 4,7%.
Le bilan 2021. Les comptes publics, comme il est de coutume, seront clôturés par une loi de règlement. 2020 a connu la mise en place du premier budget-programme expérimenté dans le contexte particulier de la Covid-19. De 8061 milliards FCFA, le budget 2020 a été révisé par une loi de finances rectificative prise le 3 décembre 2020 pour cumuler en définitive à 8415 milliards FCFA.
Les perspectives 2022. Le gouvernement a bouclé le projet de loi de finances 2022. Avec des objectifs affichés : Soutenir la reprise de l’activité économique, consolider les acquis et améliorer encore davantage les conditions de vie des populations fragiles. Les deux leviers de la politique économique du gouvernement, le programme national de développement (PND) 2022-2025 et le programme social du gouvernement (PSGOUV 2) seront consolidés.
Selon Amadou Coulibaly, le budget 2022, ce sera 30 dotations ministérielles et 150 programmes pour une prévision en recettes et en dépenses de 9901 milliards de francs CFA. Une hausse de 17,9% par rapport à 2021.
Alassane Ouattara est ambitieux. Il a fixé les perspectives. Le gouvernement table sur une prévision budgétaire de 10.555,8 milliards de francs pour 2023 et 11.616,6 milliards de francs pour l’année 2023.
Imane Amel Fatima
