On le sait déjà, le pèlerinage 2024 n’a pas été tendre avec de nombreux pèlerins ivoiriens. Quelques semaines après le retour des El Hadj et Adja de la Terre Sainte, suivis du point des autorités, les organisateurs privés reviennent sur cet énième accomplissement du 5ème pilier de l’islam, qui s’est accompli sur fond de canicule.
Tandis que le contingent étatique compte une trentaine de décès, selon l’imam Mamadou Dosso (organisateur privé) chez la vingtaine d’organisateurs privés ivoiriens, il n’y a été annoncé qu’un décès. « Ce décès n’était pas d’ailleurs dû à la forte chaleur. Le monsieur avait déjà de graves problèmes de santé. Il a piqué une crise à Médine, le 25. Le 26, il est décédé. C’était un problème cardiaque. C’est le seul cas de décès que nous avons dénombré », a souligné l’organisateur privé ce vendredi à nordsud.info. Au final, selon lui, il y a eu à peu près le même nombre de décès au niveau du contingent étatique que pendant les autres éditions du hadj. Pourquoi les chiffres ne baissent pas ? « Plus vous gérez beaucoup de personnes, plus il est difficile de les encadrer. 7000 pèlerins, c’est énorme comme chiffre, c’est pour cela que chaque année, le contingent étatique perd des pèlerins», s’est étendu l’imam Dosso, qui ajoute avoir géré une centaine de personnes cette année pour son organisation. Les organisateurs privés avaient à leur charge 3000 pèlerins. Pris par quota, d’après Mamadou Dosso, l’Etat perd environ 0,5% de sont effectif, là où le privé ne perd que moins de 0,03%. Ce qui soulève, dit-il, l’épineux problème de la gestion du hadj par le privé qui a toujours fait l’objet de débat.
Georges Dagou
