Près d’une semaine après la mise sous mandat de dépôt du porte-parole du PDCI, Brédoumy Soumaïla, interpellé après son retour de France et poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation liés notamment à « l’atteinte à la sûreté de l’État » et « l’incitation à la révolte populaire », l’opinion nationale s’interroge sur de possibles poursuites à l’encontre du président de l’ancien parti unique, Tidjane Thiam.
Interrogé ce mercredi 3 décembre 2025 lors du traditionnel point-presse à l’issue du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a soigneusement botté en touche. « Je ne peux pas vous répondre. Je n’ai pas de boule de cristal. La justice fait son travail », a-t-il d’abord indiqué, soulignant qu’il n’était pas en mesure de commenter des procédures dont les contours exacts ne sont pas encore publics. « Je ne sais pas quelles sont toutes les procédures qui sont ouvertes contre les différents individus », a-t-il ajouté, insistant sur le fait qu’il ne lui appartenait pas d’anticiper sur d’éventuelles décisions judiciaires.
« Je suis désolé… Ce n’est pas que je répète inlassablement que je ne commente pas les décisions de justice. Mais là, il n’y a même pas de décision. Vous me demandez de me prononcer sur ce qui pourrait advenir. Je ne sais pas », a-t-il insisté.
Après avoir précipitamment quitté le pays avant le scrutin présidentiel du 25 octobre 2025, le porte-parole du PDCI, Brédoumy Soumaïla, avait régulièrement relayé les appels à manifester lancés par le Front commun, la coalition qui regroupait quelques partis d’opposition. A la suite du porte-parole de sa formation politique, Tidjane Thiam avait, lui-même, lors d’un meeting à Paris, promis de libérer la Côte d’Ivoire en 7 jours.
« Nous sommes unis dans ce combat. Rien n’est plus important que la semaine qui vient. Nous avons 7 jours pour libérer la Côte d’Ivoire. Dieu a créé le monde en 7 jours. Nous pouvons libérer la Côte d’Ivoire en 7 jours », avait-il indiqué le 18 octobre 2025, avant de se rétracter, affirmant qu’il appelait plutôt à ‘’sauver le pays’’ durant les 7 jours qui précédaient le scrutin présidentiel.
Marc Dossa
