Le gouvernement a exhorté mercredi à éviter toute conclusion prématurée concernant les décès récemment signalés au sein des forces de sécurité, notamment dans la gendarmerie nationale, indiquant que des enquêtes sont en cours pour établir les causes exactes de ces événements.
Interrogé lors du traditionnel point-presse au terme du conseil des ministres de ce mercredi 3 décembre, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a indiqué que les autorités judiciaires travaillent à éclaircir les circonstances du décès du commandant de brigade de Fresco, intervenu lundi en début de soirée.
« Les enquêtes sont en cours pour savoir exactement ce qui s’est passé », a déclaré le ministre de la Communication, rappelant que dans de précédentes affaires, certaines hypothèses avancées publiquement s’étaient révélées inexactes. « Il ne faut pas tirer de conclusions hâtives », a-t-il recommandé.
Le ministre a également souligné que la prise en compte de la santé mentale constitue désormais un axe important de l’action publique. « Il y a une politique au niveau du ministère de la Santé pour mieux encadrer les questions de santé mentale. C’est une vraie préoccupation », a-t-il éclairé, évoquant la dimension souvent silencieuse de ces troubles.
Selon lui, les séquelles psychologiques laissées par la crise post-électorale de 2010 peuvent encore influencer certains comportements au sein de la population. « Personne ne peut imaginer l’impact que cette crise a eu sur la psychologie des Ivoiriens », a-t-il noté, non sans ajouter que seuls les spécialistes sont habilités à analyser ces facteurs.
Amadou Coulibaly a enfin relevé le contraste entre ces situations et les enquêtes internationales qui classent régulièrement la Côte d’Ivoire parmi les pays où la population exprime un niveau élevé de satisfaction ou de joie de vivre. « C’est un contraste qui interroge, mais cela montre aussi l’importance d’aborder la santé mentale avec sérieux », a-t-il suggéré.
MD
