Des jours houleux s’annoncent dans le secteur de la santé. Au cours d’une assemblée générale tenue ce jeudi 24 juin à l’Institut national de santé la publique (Insp) à Adjamé, le personnel de santé a prévenu qu’il entrera en grève dès le 5 juillet prochain, conformément à son préavis de grève déposé la semaine dernière. «Nous donnons jusqu’au 4 juillet au gouvernement pour négocier et s’accorder sur nos différents points de revendication», a signifié Boko Kouao, le porte-parole de la Coordination des syndicats du secteur santé (Coordisanté). S’il n’y a pas d’accord jusqu’au 4 juillet, dit-il, ils déterreront la hache de guerre. Au cœur de cette menace, l’application de la réforme hospitalière et le paiement des primes Covid-19.
Adoptée en 2019, la loi sur la nouvelle réforme hospitalière accorde plusieurs avantages au personnel de santé. Mais, pour bénéficier de ces avantages, il faut la prise de décrets d’application. Or, au dire de Boko Kouao, lesdits décrets tardent. Il s’agit, entre autres, du décret portant revalorisation de l’indemnité de risque sanitaire, du décret instituant la prime trimestrielle d’incitation. Mais aussi du décret sur les spécialités. Par ailleurs, d’après Boko Kouao, il n’y a eu jusque-là aucun protocole d’accord signé avec le ministre de la Santé, de l’hygiène publique et de la couverture maladie universelle, contrairement aux rumeurs qui circulent.
Raphaël Tanoh
