Sénégal : Affaire Sonko, un mort et des médias suspendus

par NORDSUD
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Une perte en vie humaine a été enregistrée, ce 5 mars, lors des manifestations contre l’arrestation de l’opposant sénégalais, Ousmane Sonko.

«Nous exigeons une enquête indépendante pour faire la lumière sur les circonstances du décès du jeune Cheikh Coly, 20 ans, lors d’une manifestation à Bignona. Les forces de défense et de sécurité doivent faire preuve d’un maximum de retenue face à des manifestants non armés», indique sur Twitter le directeur d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama. Un décès qui survient dans un contexte marqué par ‘’des actes regrettables de vandalisme, de violence, de pillages et de destructions ‘’selon le ministre de l’Intérieur, Antoine Félix Abdoulaye Diome.

En effet, la tension est montée d’un cran, mercredi, en Casamance et à Dakar, notamment sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Ces heurts entre les civils et les forces l’ordre ont été diffusées sur des chaînes de télévision. Dans la soirée, le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) a annoncé la suspension pour 72 heures du signal de deux télévisions privées, Sen TV et Walf TV, à qui il reproche la diffusion « en boucle des images de violence ». Suite à cette suspension, des médias jugés proches du pouvoir ont été pris pour cible par les manifestants.

Une atmosphère délétère qui plane sur le pays depuis l’interpellation pour «troubles à l’ordre public», du parlementaire sénégalais, Ousmane Sonko. L’opposant sénégalais était en route pour le tribunal en vue de répondre aux accusations de «viol et de menaces de mort» dont il est l’objet. Escorté à cet effet par une foule de sympathisants dévoués à sa cause, il sera arrêté, suite aux échauffourées entre ses partisans et les forces de sécurité qui tentaient de disperser la foule. Le quadragénaire sera par ailleurs, entendu ce 5 mars, à propos de l’affaire de viol qui a conduit à sa convocation.  Pressenti comme un potentiel outsider lors des prochaines présidentielles en 2024, Ousmane Sonko, devra régler ses démêlés avec la justice pour espérer rééditer ou améliorer la troisième place qu’il avait acquise lors des présidentielles de 2019.

Charles Assagba

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