Le Premier ministre, Patrick Achi, assemble les pièces du puzzle pour la signature d’une nouvelle trêve sociale.
Alors que l’accord entre le gouvernement et les forces syndicales des travailleurs depuis 2017 est arrivé à échéance, les tractations vont bon train en vue du renouvellement de la trêve.
«J’ai lancé aujourd’hui la nouvelle étape du dialogue social avec les forces syndicales, afin de signer prochainement une nouvelle trêve sociale nationale», a annoncé le chef du gouvernement.
Président de la cérémonie de lancement de la nouvelle trêve sociale, ce jeudi 30 juin 2022 à Abidjan, Patrick Achi s’est dit plein d’espoir et a laissé entendre que les voyants sont au vert.

«Au vu de l’état d’esprit si positif de toutes les parties prenantes de ce dialogue social lors des travaux préparatoires, je suis convaincu que nous réussirons, au terme de nos discussions, à signer cette nouvelle trêve sociale, celle qui traduit notre volonté commune de consolider nos importants acquis sociaux et de faire grandir notre nation», a-t-il fait noter.
En vue de garantir une période d’accalmie sur le front social, les syndicats des travailleurs ont mis leurs attentes sur la table des négociations.
«Les nouvelles revendications sont au nombre de 345, dont 88 corporatistes et 257 liées à la gouvernance». Un lot d’aspirations auxquels le gouvernement devra apporter des réponses au fil du dialogue avec les faitières des syndicalistes, ses interlocuteurs sociaux.
Dans le cadre de la précédente trêve signée sous la coupole du défunt Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, le gouvernement avait tenu ses engagements et sorti le chéquier à hauteur de 357 milliards de Fcfa.
Désireux de marcher dans les pas de ce dernier, Patrick Achi fera feu de tout bois vise en vue d’obtenir la signature de cette nouvelle trêve sociale, gage d’un «climat social apaisé dans un pays rassemblé, prospère et tourné vers l’avenir».
Charles Assagba
