Face à la recrudescence de l’utilisation du gaz butane comme carburant dans les véhicules de transport en commun, notamment les taxis communaux appelés ‘’wôrô-wôrô’’, le gouvernement ivoirien est monté au créneau pour clarifier sa position.
À l’issue du conseil des ministres du mercredi 4 février 2026, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a rappelé que cette pratique est formellement interdite par les textes en vigueur. Réagissant à une question de journaliste relative à la récente grève observée à Yamoussoukro, il a précisé que les autorités locales n’ont fait qu’appliquer une décision déjà existante.
« Le gouvernement n’a pas pris une nouvelle décision d’interdire. À Yamoussoukro, ils ont décidé d’appliquer la décision d’interdiction parce que cette décision a déjà été prise », a-t-il expliqué.
Selon le ministre de la Communication, la mesure d’interdiction de l’utilisation du gaz butane dans le transport n’a jamais été levée. « Tous ceux qui utilisent le gaz comme carburant dans des véhicules de transport doivent savoir que la mesure d’interdiction est toujours en vigueur. Elle n’a jamais été levée », a-t-il clarifié.
Il a par ailleurs mis en garde les contrevenants contre les risques encourus. « Tous ceux qui le font, le font à leurs risques. Ce sont des contrevenants à une mesure d’interdiction qui a été prise par le gouvernement », a-t-il averti.
Cette sortie du porte-parole intervient dans un contexte marqué par des tensions entre les autorités et certains acteurs du transport, qui estiment que l’utilisation du gaz butane permet de réduire leurs charges d’exploitation. Toutefois, pour le gouvernement, la priorité demeure la sécurité des usagers et des populations, d’autant plus que des accidents ont déjà causé plusieurs pertes en vies humaines.
MD
