Le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a été questionné, ce mercredi 4 février 2026, sur plusieurs préoccupations liées à la sécurité routière, notamment la fiabilité du système de vidéoverbalisation et l’utilisation des plaques d’immatriculation banalisées.
A l’issue du conseil des ministres, face aux journalistes, le ministre de la Communication a tenté de rassurer les usagers de la route, tout en reconnaissant certaines contraintes techniques dans le traitement des infractions.
Sur les délais jugés longs entre la commission d’une infraction et sa notification, Amadou Coulibaly a expliqué que la société Quipux, concessionnaire de l’État en matière de vidéoverbalisation, privilégie la rigueur dans le traitement des dossiers. « Quipux prend toujours le temps de vérifier les infractions, de s’assurer qu’elles ont bien été commises, afin d’éviter toute contestation qui pourrait la mettre en difficulté », a-t-il expliqué.
Selon lui, le processus de contrôle repose sur un dispositif strict impliquant des agents qualifiés. « Il ne s’agit pas seulement d’agents devant des écrans. Ce sont des agents de police qui, après la constatation à l’écran, procèdent à un ensemble de vérifications avant de lancer la procédure », a précisé le porte-parole du gouvernement.
Sans chercher à justifier ce que certains qualifient de lenteurs, le ministre estime toutefois que ces retards restent marginaux. « Je pense que c’est un retard marginal et qu’un phénomène marginal ne peut pas provoquer des remous. Dans l’ensemble, il y a un délai raisonnable de communication des infractions aux usagers en faute », a-t-il rassuré.
Par ailleurs, Amadou Coulibaly s’est également exprimé sur la problématique des plaques d’immatriculation banalisées, considérées comme une menace pour la sécurité nationale. À ce sujet, il a rappelé les efforts continus des forces de l’ordre pour lutter contre ce phénomène.
« Vous devez savoir que la police organise régulièrement des campagnes de lutte contre ces plaques banalisées », a-t-il affirmé, avant de lancer un appel au civisme. « Nous avons un gros problème de civisme dans le pays. C’est l’une de nos principales plaies », a-t-il déploré.
Faisant référence au concept de “l’Ivoirien nouveau” initié par le chef de l’État, il a invité les citoyens à adopter des comportements responsables. « Il nous appartient d’intégrer ce concept et de nous comporter en respectant les textes, les lois et les décisions du pays », a-t-il insisté.
Selon lui, malgré les opérations régulières menées par la police, certains automobilistes contournent les contrôles. « Dès qu’ils apprennent qu’il y a des opérations, ils retirent leurs plaques, puis les remettent après le départ des policiers. Voilà ce que nous vivons, et cela est dû à l’incivisme », a-t-il encore relevé.
Toutefois, le ministre a souligné la détermination des autorités à combattre ces pratiques. « Ce n’est pas la volonté de l’État qui manque pour lutter contre ce phénomène », a-t-il conclu.
Marc Dossa
