Le procureur de la République près le tribunal de première instance du Plateau, Oumar Braman Koné, a mis en garde ce jeudi à Abidjan contre les abus de la liberté d’expression, en particulier sur les réseaux sociaux, soulignant que « la casquette de journaliste ne constitue pas une immunité ».
« Si vous vous exprimez librement sans tenir compte des droits d’autrui, le procureur va vérifier si vous les avez respectés. Les réseaux sociaux ne sont pas un espace de non-droit », a-t-il déclaré lors de la 39 session de l’ANP Academy, organisée par l’Autorité nationale de la presse (ANP) sur le thème : « Information et communication en période électorale : comment éviter les risques liés aux infractions aux textes juridiques ? »
M. Koné a invité les journalistes à « s’approprier la Constitution » et à connaître les lois encadrant la presse et l’usage des réseaux sociaux afin d’éviter tout conflit avec la justice. Il a notamment cité la loi n°2013-450 du 19 juin 2019 relative à la lutte contre la cybersécurité et les articles 19, 89 et 103 de la Constitution.
Le procureur a rappelé que la liberté d’expression, garantie par la Constitution ivoirienne, est strictement encadrée pour prévenir les délits tels que la diffamation, l’injure ou la provocation à la haine. « Les internautes doivent être responsables de leurs publications », a-t-il insisté.
Son intervention a porté sur trois volets : les infractions à la loi sur la presse et les risques encourus par les journalistes et entreprises de presse ; les infractions commises sur les réseaux sociaux ; et les responsabilités pénales des directeurs de publication concernant les contenus publiés par des tiers sur les pages des médias.
MD
