La Commission électorale indépendante (CEI) a jugé « impossible » la tenue d’une révision de la liste électorale (RLE) d’ici la fin de l’année 2025, en raison des contraintes constitutionnelles et opérationnelles liées à l’organisation des élections législatives prévues avant le 31 décembre, a déclaré jeudi son président, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert.
« Vous pensez donc raisonnablement, avec nous, qu’une RLE avant la fin de l’année relève de l’impossible », a affirmé M. Coulibaly-Kuibiert, après avoir annoncé la date des prochaines législatives et rappelant que le processus complet de révision – de l’enrôlement à la publication de la liste définitive – dure environ six à sept mois.

Selon lui, la CEI avait déjà, en 2024, repoussé le lancement de la RLE pour permettre une meilleure sensibilisation et inclure par anticipation les jeunes de 17 ans devant atteindre la majorité électorale avant l’affichage des listes. Cette décision, a-t-il précisé, avait reçu l’aval des partis politiques et du Parlement.
Le président de la CEI a souligné que la priorité actuelle est le respect de la Constitution, qui impose la tenue des législatives avant la fin du mandat des députés en décembre 2025, afin d’assurer « la continuité des institutions de la République ». Il a rappelé que le mandat des membres de la Commission, qui devait expirer le 30 septembre 2025, est prorogé par la loi jusqu’à l’organisation des scrutins prévus dans les douze mois suivants. La dernière révision de la liste électorale remonte à 2024, tandis que les dernières élections législatives se sont tenues en mars 2021.
MD
