La France vient de frapper en plein dans le mille du groupe jihadiste Etat Islamiste (EI) au grand sahel. Adnan Abou Walid al-Sahraoui, le patron du groupe EI dans le grand Sahara, au gouvernail de la plupart des attaques terroristes meurtrières perpétrées dans la zone des trois frontières (Mali–Burkina Faso–Niger) a été neutralisé par une frappe aérienne de la force barkhane.
Officiellement annoncé par la présidence française dans la nuit du mercredi au jeudi, ce gros coup a fait l’objet d’un tweet spécial du patron de l’Elysée. «Il s’agit d’un nouveau succès majeur dans le combat que nous menons contre les groupes terroristes au Sahel», s’est félicité Emmanuel Macron dans son message.
Au cours d’une conférence de presse de la ministre des Armées, ce jeudi, Florence Parly a précisé que le cerveau des assauts terroristes au Mali, Burkina Faso et Niger a «succombé à des blessures provoquées par une frappe de la force Barkhane en août 2021».
Identifié en guise d’ »ennemi prioritaire » au Sahel, Adnan Abou Walid al-Sahraoui a été éliminé ‘’après plus de 18 mois d’efforts constants contre cette organisation qui est l’émanation de Daech au Sahel’’. Qualifié de ‘’coup décisif contre ce groupe terroriste’’, cet assassinat parachève en effet une série de captures et d’éliminations en cascade d’une pléthore de figures de proue de l’EIGS.
‘’Emir autoritaire et autocrate’’, Adnan Abou Walid al-Sahraoui serait «responsable de la mort de 2 000 à 3 000 civils», selon la ministre des Armées. Fiché des registres du programme Rewards for Justice du département d’État américain, l’homme aux mains sanguinolentes s’était taillé une réputation de vétéran du djihad.
Charles Assagba
