Mobiliser 120 milliards de dollars pour contribuer à faire sortir 250 millions de personnes de la pauvreté en Afrique. Tel est l’enjeu de la 21ᵉ campagne de reconstitution des ressources de l’Association internationale de Développement (IDA-21) prévue en décembre 2024 à Abidjan.
En vue de soutenir cet ambitieux projet et de contribuer à l’atteinte de ses objectifs, la Côte d’Ivoire abrite du 9 – 10 Octobre 2024, l’Assemblée pour le Développement économique de l’Afrique co-organisée par le Groupe de la Banque mondiale, Global Citizen, Bridge water Associates et le gouvernement ivoirien.
Ce jeudi, lors de la première journée des travaux, la ministre de l’Économie, du Plan et du Développement, Nialé Kaba a planté le décor. « Cette Assemblée qui réunit les acteurs clés de la finance internationale, les décideurs politiques, le secteur privé et la société civile, permettra des partages de connaissances et d’idées. C’est en relevant le pari de la mobilisation des ressources pour le financement du développement que nous pourrons, ensemble, bâtir un avenir prospère pour nos populations ». Ce cadre de recherche de financement, à en croire la ministre, est intimement lié à l’ambition de “mobiliser au moins 120 milliards de dollars US pour soutenir le développement des pays les plus pauvres, dont une grande partie sont en Afrique’’. Derrière ce défi, se dissimule une vision sociale en faveur des classes vulnérables à une échelle mondiale : « Notre soutien vise à sortir de la pauvreté 250 millions de personnes en Afrique d’ici à 2028. Ensemble, nous pouvons le faire car l’Afrique représente un carrefour qui va impacter le monde entier.
L’objectif est de faire en sorte que d’ici 2030, 30% de personnes vivant dans la pauvreté dans le monde en sortent’’, a précisé le président du Conseil d’Administration de Bridge Water Associates, Nir Bar Dea. Cette institution ainsi que la Global Citizen, les deux partenaires de la Banque Mondiale et du gouvernement ivoirien pour l’organisation de cet évènement, se présentent comme des plateformes de soutien à la Banque mondiale.
Charles ASSAGBA
