Deux jours après l’annonce de la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) par le gouvernement, le RHDP a partagé sa position sur cette décision majeure. Dans une déclaration signée de son secrétaire exécutif, Ibrahima Cissé Bacongo, le parti présidentiel a salué une décision qu’il considère comme une réponse aux nombreuses critiques formulées contre l’organe chargé de l’organisation des élections en Côte d’Ivoire.
Le parti au pouvoir rappelle d’emblée que la CEI avait été créée « à la demande de toute la classe politique nationale » et sur la base d’un consensus relatif à sa composition, son organisation et son fonctionnement.
Selon le RHDP, cette institution aura supervisé pendant 25 ans les différents scrutins organisés dans le pays. Toutefois, malgré « des efforts soutenus et des avancées notables », elle serait restée l’objet de critiques récurrentes venant aussi bien des partis politiques que de certaines organisations de la société civile.
Le parti d’Alassane Ouattara estime ainsi que le gouvernement a pris acte de ces contestations.
« Au regard de toutes ces critiques souvent infondées, le RHDP se réjouit que le gouvernement ait entendu les préoccupations qu’elles étaient censées exprimer et pris la décision de la dissolution de cette institution », indique Cissé Bacongo.
Le parti au pouvoir appelle par ailleurs les acteurs politiques et les organisations de la société civile à préserver le climat de paix et de confiance nécessaire à la mise en place d’un nouveau mécanisme de gestion des élections.
Pour le RHDP, cette nouvelle dynamique doit permettre à la Côte d’Ivoire de se doter d’un système électoral capable de garantir durablement des scrutins « apaisés ».
MD
