Depuis quelques jours, une souche du hantavirus a été découverte à bord d’un navire de croisière aux larges du Cap-Vert. Cette souche qui serait transmissible d’homme à homme a déjà causé 3 décès. Certains pays comme l’Afrique du Sud, le Cap-Vert ont commencé à prendre des dispositions pour éviter des cas sur leurs sols. Bien que la Côte d’Ivoire soit éloignée de la zone de contamination, le gouvernement prend également des dispositions. « Le ministre de la Santé a été instruit afin de mener une veille », a indiqué le porte-parole du gouvernement Amadou Coulibaly, après le conseil des ministres.
Transmissible entre humains
Après les cas découverts à bord du navire, les autorités sud-africaines enquêtaient sur un probable cas à bord d’un avion. Eh bien, la souche d’hantavirus détectée sur un des passagers du MV Hondius évacué en Afrique du Sud, est celle des Andes, transmissible entre humains, a déclaré, ce mercredi, le ministre sud-africain de la Santé. D’où un risque de propagation de la maladie, même si les transmissions interhumaines sont rares, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
La Côte d’Ivoire qui a su faire face efficacement à beaucoup d’épidémies (Ebola, Covid-19, Dingue, etc.), reste vigilante. « C’est un virus qui se transmet par contact avec les fluides (transpiration, sang salive) », a souligné Amadou Coulibaly, qui note qu’avant qu’un cas n’apparaisse en Côte d’Ivoire, les pays les plus proches du foyer, prendront des dispositions.
Fièvre, de douleurs musculaires
Le navire est toujours immobilisé au large du Cap-Vert en attendant de mettre le cap vers Tenerife, l’une des îles de l’archipel des Canaries. Selon le chef de l’OMS, le risque pour la santé publique globale « demeure faible ».
La souche d’hantavirus dont il s’agit ici, provoque une infection sévère, caractérisée par une phase initiale de fièvre, de douleurs musculaires, de maux de tête, suivie rapidement, en 1 à 5 jours, de symptômes respiratoires graves (essoufflement, toux, détresse respiratoire aiguë), pouvant mener à un syndrome cardio-pulmonaire mortel. Il n’existe par encore de vaccin homologué.
RT
