Arrivée des vaccins Covid en Côte d’Ivoire : ce que l’on sait du vaccin Astrazeneca

par NORDSUD
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C’est sous les projecteurs que la Côte d’Ivoire a réceptionné ce vendredi, ces premières doses de vaccins. 504.000 doses de vaccins Covid-19, dans le cadre de la facilité Covax, selon l’Unicef. Il s’agit plus spécifiquement des vaccins Astrazeneca. La campagne de vaccination devrait débuter le 1er mars, si tout se passe bien.

Pour cette première séance, les personnes vulnérables, les malades chroniques et les personnes du troisième âge sont concernées.   

Mais, que sait-on du vaccin  AstraZeneca ? Fabriqué par l’université anglaise d’Oxford et le laboratoire anglo-suédois Astrazeneca, le sérum britannique est fiable, selon Dr Elidjé Joseph Ecra, délégué aux affaires scientifiques au sein du Syndicat national des cadres supérieurs de la santé de Côte d’Ivoire (Synacass-CI). Pourquoi le choix a-t-il été porté sur ce vaccin ? «Un vaccin est un vaccin», se contente-t-il de répondre. Avant de poursuivre : « De plus, on ne force personne à aller se faire vacciner».

Selon l’Agence européenne du médicament, AstraZeneca est efficace à 60% tout en étant moins cher et plus facile à stocker que les vaccins Pfizer/BioNTech ou Moderna. Les vaccins Pfizer/BioNtech et Moderna sont réservés aux plus de 75 ans, aux soignants de plus de 50 ans et à ceux ayant des pathologies à haut risque, tandis que les doses AstraZeneca s’adressent à un public plus jeune, de 50 à 64 ans actuellement, selon les experts.

En Côte d’Ivoire, le comité d’experts a produit un document sur les effets secondaires qui n’a pas encore été rendu public.

Mais, lesdits effets secondaires ont déjà été étudiés, analysés, expliqués dans plusieurs pays. Il s’agit entre autres de la fatigue, des maux de tête, des frissons, des vomissements, de fièvre, de courbatures. Des signes dangereux ? Non, indique Jean-Daniel Lelièvre, chef de service des maladies infectieuses de l’Hôpital Henri-Mondor à Créteil (France) et expert vaccins à la Haute autorité de santé. Au contraire, explique-t-il, ces signes montrent que le vaccin fonctionne, car ils correspondent à la mise en place de l’immunité innée. Pour qu’il y ait une immunité, il faut qu’il y ait des anticorps et des cellules immunitaires qui protègent l’organisme de l’agent pathogène. Le vaccin pousse le corps à réagir en créant des anticorps immunisants contre le Sars-COV-2.

Pourquoi, alors, moins d’effets secondaires ont-ils été recensés avec les vaccins Pfizer/BioNtech et Moderna ? Les techniques utilisées diffèrent, selon les experts. Alors que l’AstraZeneca est un vaccin à vecteur viral, c’est-à-dire qu’il prend comme support un autre virus, à savoir un adénovirus commun chez le chimpanzé, les vaccins Pfizer et Moderna se servent, eux, de l’ARN messager, une technique qui consiste à injecter dans les cellules des brins d’instructions génétiques pour qu’elles fabriquent des antigènes spécifiques du coronavirus. « Avec le Pfizer et Moderna, c’est comme si on avait fait une copie de la maladie, mais en enlevant la partie pathogène », notent les experts. C’est donc une réponse beaucoup plus naturelle qui explique, entre autres, pourquoi on tombe moins malade.

Raphaël Tanoh

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