Le président de la République a présidé, ce jeudi 24 février 2022, une réunion du Conseil national de sécurité (CNS) tenue au palais de la présidence de la République, au Plateau. L’ordre du jour de cette réunion a porté sur la situation sécuritaire générale. Le CNS a noté «une situation sécuritaire globalement calme, sur l’ensemble du territoire», signifie le communiqué de Fidèle Sarassoro, secrétaire général de la Présidence dont nous avons eu copie. Depuis 2012, selon le CNS, la Côte d’Ivoire enregistre une nette amélioration de tous les indicateurs de sécurité. Ce qui, d’après le CNS, contribue à une baisse remarquable de l’indice de sécurité, au niveau national.
«Le président de la République a félicité les ministres en charge de la Défense et de la sécurité ainsi que les grands commandements et les a encouragés à poursuivre leurs efforts dans ce sens », ajoute le communiqué du CNS. Concernant la lutte contre le terrorisme, le chef d’état-major général des armées a informé le CNS que le retrait de l’opération Barkhane et de la Task Force Takuba du Mali aura des répercussions probables sur la situation sécuritaire au Sahel, et plus généralement dans la sous-région ouest-africaine. «A ce titre, le président de la République a donné des instructions au Premier ministre, chef du gouvernement, ainsi qu’à l’ensemble des ministres concernés, pour l’accélération de la mise en oeuvre de notre stratégie de lutte contre le terrorisme, en vue de prévenir les menaces terroristes et les incursions à nos frontières. Il a, à cet effet, marqué son accord pour la poursuite des recrutements au sein des forces de défense et de sécurité ainsi que pour l’acquisition de matériels et d’équipements additionnels, y compris des moyens de surveillance aérienne et de renseignement», poursuit le communiqué. Alassane Ouattara a insisté sur le développement local et l’emploi des jeunes ainsi que sur les actions civilo-militaires comme instruments essentiels dans la lutte contre l’extrémisme violent dans les zones vulnérables, notamment le long des frontières nord de la Côte d’Ivoire.
Raphaël Tanoh
