Conseil consultatif: c’est tendu entre Mariatou Koné et les enseignants

par nordsud.info
Publié: Dernière mise à jour le 296 vues
Mariatou Koné a rencontré les enseignants.

Fin mars, les enseignants de Côte d’Ivoire étaient à deux doigts de déterrer la hache de guerre. En cause, les engagements non tenus de l’après trêve sociale. Une rencontre le 27 mars avec la ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, a permis de les calmer. Mais sans pour autant parvenir à dissiper la menace. Le syndicat national des enseignants du second degré de Côte d’Ivoire (Synesci), par exemple, a fixé une assemblée générale le 3 mai prochain.

Trêve sociale

Et selon son secrétaire général Ekoun Kouassi, avant cette date, ils doivent avoir des garanties. Elles concernent les discussions sectorielles décidées lors de la signature de la seconde trêve sociale. Alors que le personnel soignant et le département de l’enseignement technique sont parvenus à entamer les échanges sur  leurs revendications, le  secteur qui regroupe le plus de travailleurs de la fonction publique se dit lésé. « Depuis février 2023, nous attendons que le conseil consultatif débute les discussions», a indiqué ce jeudi Ekoun Kouassi, à Nordsud.info.

Instruction a été donnée

Après plusieurs reports, d’après les enseignants, ils en étaient arrivés à la conclusion que la tutelle fuyait le dialogue. « Nous étions sur le point de procéder à la rétention des notes lorsque la ministre Mariatou Koné nous a appelés pour une rencontre le 27 mars dernier. Elle nous a dit qu’instruction a été donnée à son directeur de cabinet adjoint pour démarrer les discussions avec nous. Mais jusque-là nous attendons encore », ajoute M. Kouassi.

Selon Bertoni Kouamé, secrétaire général du Réseau des instituteurs de Côte d’Ivoire (Rici), ces échanges doivent portent sur les points essentiels tels que la suppression des cours le mercredi, les primes de corrections. « Nous trouvons qu’il y a des décisions comme la levée de l’interdiction au directeurs d’écoles d’être syndicat, qui peuvent être réglées par la prise d’un simple arrêté. Pareil pour la suppression des cours le mercredi », souligne Ekoun Kouassi.

Ingérables

Le conseil consultatif mis en place au ministère de l’Education nationale était d’abord dirigé par Bakary Koné, avant que ce dernier ne soit remplacé par Souleymane Koné. Ensuite, en janvier 2024, alors qu’un chronogramme de discussions était prévu, il a été changé. Les enseignants sont-ils devenus ingérables pour les autorités ? De son côté, le ministère rassure que tout est mis en place pour privilégier le dialogue. Mais dans le même temps, il demande au enseignants d’agir «  dans l’intérêt supérieur de l’école ivoirienne ».

Georges Dagou

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