La Côte d’Ivoire a ratifié plusieurs autres projets de lois pour se mettre aux normes internationales. Lors de sa conférence d’après conseil des ministres ce mercredi 3 novembre au palais présidentiel du Plateau, le porte-parole du gouvernement a informé qu’un projet de loi autorise le chef de l’Etat à ratifier le statut de l’Organisation islamique pour la sécurité alimentaire.
«La ratification de cette convention permettra à notre pays de mobiliser d’importances ressources financières pour le développement de l’agriculture, d’améliorer la productivité et le renforcement la sécurité alimentaire ainsi que de sa gouvernance. De bénéficier de techniques nouvelles sur les différents aspects de l’agriculture durable et du développement rural ainsi que d’expertise en matière de règlement des problèmes liés à la désertification, à la déforestation, à l’érosion et à la salinité», a souligné le ministre de la Communication, des Médias et de la Francophonie.
Avant d’indiquer que la Côte d’Ivoire va participer à la coopération internationale dans le cadre de la Cedeao en matière de répression des délits de corruption. Le dispositif interne de lutte contre ce fléau est renforcé par la ratification d’un projet de loi. « La ratification de cet Accord permettra à notre pays de renforcer le dispositif interne contre la corruption et les infractions assimilées, mais également d’œuvrer, de concert avec les Etats membres de la Communauté, à la mise en place d’un cadre de coopération, d’entraide judiciaire et d’assistance entre Etats, aux fins de faciliter la poursuite et la répression des actes de corruption en Afrique de l’Ouest », a-t-il précisé.
Tout comme le pays a décidé de renforcer l’entraide judiciaire et d’assistance pour punir les auteurs d’actes de terrorisme à travers des extraditions de présumés terroristes ou des personnes jugées pour terrorisme. Cette convention traduit l’engagement des pays francophones d’Afrique à lutter contre le terrorisme de façon globale et cohérente avec des normes et des institutions établies d’un commun accord. A cet effet, elle organise un cadre de coopération judiciaire et règle la question de l’extradition en faisant obligation aux Etats parties de se livrer réciproquement les personnes poursuivies ou condamnées pour acte de terrorisme», a noté M. Coulibaly.
La question de la diversification du mix énergétique de la Côte d’Ivoire a également été abordée. C’est d’ailleurs dans cette optique que le porte-parole a annoncé la construction prochaine d’une centrale hydroélectrique sur le fleuve Bandama dans les encablures de Singrobo. Une convention signée en 2013 avec la société Ivoire Hydro-Energie portant sur 121 milliards de francs CFA va permettre de construire cette infrastructure d’une puissance de 44 MW. Il est attendu que l’installation produise 217 GWh par an, avec un facteur de charge de 56%, selon des documents.
Le porte-parole du gouvernement est revenu sur la journée nationale du partenariat (JNP2021) se tiendra les 8 et 9 novembre 2021 à Abidjan autour du thème « Partenariat Etat-secteur privé pour la réalisation de la vision 2030 du développement de la Côte d’Ivoire.
Au titre des mesures individuelles, Amadou Coulibaly a annoncé la nomination de Konaté Issiaka, Directeur général des Ivoiriens de l’extérieur en qualité de Consul Général de l’ambassade de Côte d’Ivoire en France.
Dans le chapitre des divers, le conférencier a été prié par les journalistes de se prononcer sur le mouvement d’humeur des conducteurs de taxi-compteurs dans Abidjan. Selon lui, il s’agit d’une grève des taxis, « en protestation contre une concurrence déloyale qui leur serait faite par certains transports en commun, a eu lieu. Les discussions sont en cours afin de trouver un compromis pour une meilleure coordination du fonctionnement concomitant de toutes ces formes de transports modernes ».
Bakayoko Youssouf
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