Bientôt, la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) ne sera plus seule à fournir l’électricité en Côte d’Ivoire. Le gouvernement ivoirien désire, comme recommandé par la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), sécuriser l’approvisionnement efficace en électricité et en d’autres formes d’énergie. C’est pourquoi le conseil des ministres de ce 3 novembre 2021 à Abidjan a adopté un projet de loi autorisant le président de la République Alassane Ouattara à ratifier le protocole dénommé A/P4/1/03 de la Cedeao sur l’énergie signé le 31 janvier 2003 à Dakar.
«La ratification de cet accord permettra à notre pays ainsi qu’aux autres Etats membres de la communauté qui l’ont adopté et ratifié d’accroître les investissements dans le secteur de l’énergie, de supprimer à terme les barrières techniques et administratives en vue de libéraliser et développer le commerce de l’électricité, du gaz et des autres produits énergétiques dans la région et de sécuriser leur approvisionnement», a informé le porte-parole du gouvernement, le ministre Amadou Coulibaly. Sans plus de détails.
Mais selon le chapitre II dudit protocole, «les Parties Contractantes oeuvrent en vue de promouvoir l’accès aux marchés internationaux des matières et produits énergétiques et des équipements liés à l’énergie à des conditions commerciales et, de manière générale, de développer un marché ouvert et concurrentiel de l’énergie». On peut l’écrire, la Côte d’Ivoire est décidée à ouvrir le marché de l’électricité au privé. «C’est la concurrence qui fera baisser le prix de l’électricité. Je lance donc un appel à tous ceux qui souhaitent investir dans ce secteur», avait indiqué Alassane Ouattara le 1er mai 2016. Ouvrait ainsi la voie à la libéralisation du secteur de l’énergie en Cote d’Ivoire.
Cette annonce du gouvernement indique que des entreprises sont autorisées à prendre des marchés à la CIE qui est jusque-là dans une situation de monopole.
Bakayoko Youssouf
