Côte d’Ivoire: Regards croisés sur les violences en milieu scolaire !

par NORDSUD
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Les violences scolaires en Côte d’Ivoire inquiètent à l’approche des fêtes de fin d’année. L’année dernière, à la même période, ces violences avaient fait 3 morts. Pour ce mois de décembre, les acteurs sont en alerte et veulent éviter une nouvelle flambée de violences, quelle soit liées au phénomène des congés anticipés ou à des agressions isolées.

De l’association des parents d’élèves à la Fédération estudiantine et scolaire en passant par le comité des élèves et étudiants, on est tous unanimes : Les violences n’ont pas leur place à l’école.

Joint au téléphone par la rédaction de Nord Sud, le président de l’Union nationale des parents d’élèves et d’étudiants de Côte d’Ivoire (Unapeeci), s’est voulu clair sur la question : «C’est un phénomène déplorable. Il faut un cadre d’échanges entre nous, pour juguler le problème. La Fesci (Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire, Ndlr) et le ministère de l’Education nationale doivent pour cela s’asseoir pour en parler, pour éradiquer ce problème dans nos écoles», souhaite Edouard Aka.

Zéro violence

Il a fait toutefois remarquer son désaccord sur la loi contre la chicote à l’école. «Par rapport aux enseignants et aux élèves, je crois que c’est une histoire du bâton et de la carotte. Il faut permettre qu’on discipline les enfants qui se comportent de manière désobligeante envers les enseignants», fait savoir M. Aka.

Accusée souvent d’être à la base des bagarres à l’école, la Fesci condamne au contraire. «La Fesci est contre toutes formes de violences, et ce dans tous les sens. Cette année a même été placée sous la devise ‘’Zéro violences pour l’excellence’’. Il faut une table ronde entre les acteurs pour éradiquer le phénomène. Nul n’a le droit, même pas les enseignants, de violenter un élève. Des solutions palliatives existent face à l’indiscipline des élèves», confie le secrétaire général de la communication de la Fesci à Nord Sud, Landry Guero.  S’agissant des conflits entre enseignants et élèves, il pense que c’est aux premiers de mettre de l’eau dans leur vin.

Enseignants accusés

«Il ne faut pas que les professeurs se cachent derrière leur manteau d’enseignant pour battre les apprenants», dénonce-t-il.

Une position qui va de paire avec celle du Comité des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire. «L’école ivoirienne n’a pas besoin de ça, nous devons dialoguer pour en finir avec ce problème de violences en milieu scolaire», déclare le secrétaire général de l’organisation, Karamoko Traoré.

Parfois mêlés à ces violences, les enseignants sont catégoriques sur le fait que les actes de violence observés à l’école sont le seul fait des élèves. C’est du moins l’avis d’Abba Eban, président du Mouvement national des enseignants de Côte d’Ivoire (Muneci). La raison ? «Les enfants manquent de repères moraux et ne respectent pas l’autorité», signale-t-il.

Pour ce dernier, il faut sévir. Et pour cela, note-t-il, les autorités doivent prendre des décisions.

 Charles Assagba

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