Une vilaine affaire entre le Mali et la Côte d’Ivoire. Depuis dimanche 10 juillet, des informations indiquent que le contingent militaire ivoirien est retenu abusivement à Bamako et brandi comme des mercenaires au Mali. Le porte-parole de la Mission des Nations Unies au Mali-Minusma réagit ce 11 juillet sur son compte Twitter pour éclairer les lanternes sur cette situation malencontreuse. Selon Olivier Salgado, les soldats interpellés hier dimanche à l’aéroport de Bamako ne font pas partie de l’un des contingents de la Minusma. «Ces soldats sont déployés depuis plusieurs années au Mali dans le cadre d’un appui logistique pour le compte de l’un de nos contingents. D’après nos informations, leur relève du 10 juillet aurait été préalablement communiquée aux autorités nationales» , souligne-t-il.

Avant d’ajouter que les Éléments Nationaux de Soutien (NSE) sont des effectifs nationaux déployés par les Pays Contributeurs de Troupes, en soutien à leurs contingents. «Il s’agit d’une pratique communément appliquée dans les Missions de maintien de la paix. Ils ne sont pas comptabilisés dans les effectifs de la Minusma. Les relèves des contingents de la Minusma sont planifiées et s’effectuent en accord avec les autorités maliennes. Nous œuvrons à ce que les relèves de contingents originaires d’Afrique de l’Ouest, qui accusent un retard du fait de l’absence des autorisations requises, puissent intervenir au plus tôt», exhorte le porte-parole de la Minusma.
Ces explications ne tiennent pas la route devant des preuves de l’Etat-major ivoirien. En effet, une note express de l’armée ivoirienne datée du 5 juillet 2022 informait que le 8ème détachement NSE effectuerait le 10 juillet 2022 la relève du 7ème détachement à Bamako au Mali. Mieux, la liste nominative des 50 soldats de la 8ème section NSE avait été jointe au courrier dûment signé par le ministre d’Etat, ministre ivoirien de la Défense, Ténin Birahima Ouattara.
Bakayoko Youssouf


