La ministre de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’enfant était face à la presse ce jeudi à l’occasion de son traditionnel déjeuner de presse à Abidjan. L’occasion pour Nassénéba Touré de revenir sur la journée internationale des droits de la femme célébrée le 8 mars. Et, surtout, leurs difficultés actuelles.
Parmi les défis à relever selon la ministre, il y a le faible accès des femmes à l’emploi, la persistance des stéréotypes. Cette dernière barrière, à l’entendre, tend à la rabaisser dans la société. Elle n’a pas manqué de rappeler la faiblesse des mécanismes de protection du genre et de promotion de la femme, le taux d’alphabétisation élevé des femmes, qui se chiffre à 63,7% en milieu rural. Sans oublier, selon Nassénéba Touré, la faible représentativité des femmes dans les instances de décisions et le taux de pauvreté élevé en leur sein (67%). Les violences basées sur le genre, dit-elle, continuent d’inquiéter les Ivoiriens. «On enregistre une recrudescence avec la Covid-19», a fait savoir la ministre, qui n’a pas manqué de souligner toutefois les avancées en termes d’amélioration des droits de l’homme en Côte d’Ivoire.
Raphaël Tanoh
