Gagnoa: Les femmes plaident pour le concubinage

par NORDSUD
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À l’époque, la ville de Gagnoa a été apelée «Petit Tahiti», pour les canons de beauté féminins qu’on y trouvait. Les femmes, il y en a, seulement qu’elles ne sont pas toutes mariées. Ou encore pour bon nombre d’entre elles, vivent en concubinage avec des hommes. «Souvent cette vie de concubinage dure plusieurs années. Dans certains couples, il ya des enfants», dépeint Zady Clémentine, présidente de la fédération des femmes agricultrices de Gagnoa. Elle regrette que dans ce genre de relations, lorsque l’homme décède, les parents du défunt ne reconnaissent aucun droit à la veuve. D’où le plaidoyer de Zady Clémentine.

Ce jeudi, elle a pris part à un atelier de sensibilisation des femmes au processus électoral, à la citoyenneté et à la culture de la paix dans la région du Gôh. La première responsable des agricultrices s’est faite l’avocate de ses sœurs dont la situation matrimoniale n’est pas encore régularisée. Elle souhaite que les autorités du pays légifère sur le concubinage. «C’est une doléance que je formule pour que le gouvernement officialise le concubinage comme c’est le cas en France», a t elle plaidé. 
            Un plaidoyer
«Que le ministère de la Femme, la famille et l’enfant nous aide dans ce sens. Il faut voter une loi pour reconnaître le concubinage», a insisté madame Zadi, avant de permettre à Trah Adélaïde, d’entretenir les femmes sur le comportement qu’elles doivent adopter avant, pendant et après les élections. Dans le but de maintenir un climat de paix partout où elles se trouvent. «La période électorale est très délicate. La femme est le socle de la société. Elles doivent s’imprégner de la culture de paix. De sorte qu’avec l’art de convaincre qu’on leur connaît, elles puissent relayer le message de paix, en période électorale dans leurs foyers, leurs voisinages», a justifié Trah Adélaïde, le choix porté sur la gent féminine.

L’objectif de cette activité est de susciter l’implication des femmes et accroître leur participation à toutes les étapes des échéances électorales en Côte d’Ivoire. Il s’agit d’une activité du secrétariat d’État chargé de l’autonomisation de la femme. À terme, ce sont 5000 femmes que cette administration envisage de sensibiliser au processus électoral. Soit 500 femmes dans 10 régions du pays, dont celle du Gôh.

Lyne Zahui, correspondante régionale

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