Il y a encore eu de la tension ce mercredi entre les ferrailleurs et la Police à la casse d’Abobo. Malgré la sensibilisation, certains ont choisi de défier l’autorité municipale.
Pour quelle raison les ferrailleurs d’Abobo continuent-ils d’opposer une telle résistance aux autorités ?
Nous avons tenu une réunion le lundi à la mairie d’Abobo, dirigée par Siaka Koné, l’adjoint au maire. Il y avait les représentants des différents commissariats de police d’Abobo, ainsi que la gendarmerie. Il a clairement été spécifié que la mairie allait procéder ce mercredi à la destruction des magasins des ferrailleurs encore sur les lieux, à la casse. Et qu’il fallait qu’ils enlèvent toutes leurs marchandises. Nous ne comprenons donc pas qu’après cette rencontre, certains parmi les ferrailleurs s’opposent encore aux forces de l’ordre.

En tant que porte-parole des ferrailleurs, à quoi attribuez-vous cela ?
Je pense que les autorités ont, dès le début, favorisé cela en initiant le dialogue avec eux et en les amadouant. La conséquence, c’est que nous, les responsables, ne sommes plus écoutés. Il fallait garder la fermeté. Plusieurs ferrailleurs ont quitté les lieux pour aller à N’Dotré où se trouve la nouvelle casse. Pourquoi pas eux ?
Le déguerpissement ira-t-il au bout, cette fois-ci ?
La voie a été barricadée depuis Filtisac jusqu’au ‘‘tunnel d’Abobo’’. Peu importe le nombre de jours que cela prendra, le déguerpissement ira jusqu’au bout.
Entretien réalisé par Georges DAGOU
