« Help Elders », un havre pour les seniors

par NORDSUD
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Située à Abobo Sogefiha, l’ONG ‘‘Save the Olders’’, devenue, ‘‘Help Elders’’ a été fermée récemment pour réhabilitation. Les personnes âgées qui venaient y passer la journée, jouer aux dames ou bénéficier d’aide, devront ronger leur frein à la maison, pour l’instant.

Suzanne Mentenon, présidente-fondatrice de ‘‘Help Elders’’, continue son combat. Elle rend visite à ses pensionnaires à domicile. L’ONG qui prend en charge plus de 300 pensionnaires, venant de plusieurs communes, œuvre pour l’épanouissement et le bien-être des personnes âgées, avec des aides en vivres et non vivres ; des activités récréatives, ludiques. Elle mène également une activité appelée le rapprochement familial. Qui consiste à réconcilier des pères et des mères avec leurs enfants.

Palabres

Car, parfois, la cellule familiale n’est pas celle qu’on imagine pour ces pépés et ces mémés. La structure rencontre des couples en situation de palabres depuis des années ; des enfants qui ont abandonné leurs parents vieillissants pour diverses raisons. «Nous entrons en contact avec ces enfants-là, par exemple, pour leur demander de revenir à la maison et de prendre soin de papa et de maman», explique Suzanne Mentenon.  En plus de cela, ‘‘Help Elders’’ doit faire face à l’état de santé de ces seniors. Ils sont tous malades. Les pathologies les plus courantes, d’après elle, sont le diabète et l’hypertension. «Il y en a qui ont le glaucome, la prostate. D’autres souffrent d’insuffisance rénale. Beaucoup n’ont pas de pension. Pour ceux qui en ont, cette pension est dérisoire, ridicule. Ils se soignent avec les médicaments de la rue. Et c’est très dangereux. Il y a de nombreux cas d’insuffisance rénale à cause de cela.  Lorsque nous nous plaignons, ils expliquent ne pas avoir le choix. C’est cela ou mourir», indique-t-elle.

Généreuse

Pour éviter cette situation, l’ONG leur propose des tradipraticiens. Elle sollicite également des médecins, qui sont en contact avec des délégués médicaux.

Une lourde responsabilité. Car, la structure n’a pas de subvention. Leur aide vient essentiellement de personnes généreuses.  Malheureusement, Mme Mentenon est confrontée très souvent à des cas de décès. Il arrive que dans un couple, lorsque le premier conjoint meurt, l’autre ne supporte pas de rester seul.

Avec la pandémie à Coronavirus, les mesures barrières ont été prises par l’ONG pour protéger ces personnes du troisième âge. «Nous leur rendons visite à la maison pour nous assurer que ces mesures sont suivies», explique-t-elle. La structure a également organisé une caravane tout le mois de mai pour leur soutien psychologique.

Pour aider plus de personnes, l’ONG a besoin d’une subvention. Un cri du coeur lancé par Suzanne Mentenon, en attendant la fin des travaux de rénovation des locaux de « Help Elders ».

Raphaël Tanoh

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