Des dizaines d’insuffisants rénaux en dialyse dans le public, ont perdu la vie ces dernières années. D’après Dr Kouadio César Auguste Godo, président de l’Association ivoirienne des dialysés et insuffisants rénaux (Aidir), c’est le problème d’eau qui provoquait le plus de décès. « Nous avons assisté à de nombreux morts, lorsqu’une coupure d’eau survenait au cours de la dialyse. Pour pallier le problème, plusieurs fosses ont été creusées dans les centres de dialyse, afin qu’ils soient autonomes. Cela a considérablement réduit le nombre de morts», a indiqué ce mardi Dr Kouadio César à Nordsud.info.
Mortalité chez les insuffisants rénaux
Ça a permis, selon lui, la réduction de la mortalité chez les insuffisants rénaux subventionnés, de 50%. « C’est grâce au travail du Cnptir », s’est réjoui le président de l’Aidir. Autre avancée : la liste de personnes prises en charge qui est passée d’environ 500 à 1004 malades. Ce progrès a été possible grâce à l’ouverture des centres de dialyse de Marcory, Attogban, Yopougon, Yamoussoukro, Bouaké, Man et Abengourou.
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12 000 cas de malades du rein
En Côte d’Ivoire, ce sont 12 000 cas de malades du rein qui sont enregistrés chaque année. Avec la démographie grimpante et le dépistage, le nombre d’insuffisants rénaux devient ingérable dans le public où la subvention permet de faire la dialyse à 1 700 FCFA. Les autres doivent se tourner vers le privé. Là-bas, la séance peut aller jusqu’à 80 000 FCFA. Les causes de l’insuffisance rénale sont multiples. Mais l’hypertension artérielle et le diabète restent les principaux facteurs déclencheurs.
Raphaël Tanoh
