Jean Blé Guirao, cadre du RHDP à propos de la présidentielle du 25 octobre : « Nous sommes vigilants, sereins et concentrés »

par nordsud.info
Publié: Dernière mise à jour le 706 vues

Dans cet entretien qu’il a accordé à nordsud.info, Jean Blé Guirao Débadéa, secrétaire national chargé de l’animation et de la mobilisation du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix, se prononce sur des sujets d’actualité. Le vice-président du Conseil économique, social, environnemental et culturel, se réjouit de la validation de la candidature du président Alassane Ouattara et appelle les cadres du parti au pouvoir, à se mettre au travail, pour la victoire sans bavure du chef de l’État.

Comment avez-vous vécu l’épisode de la publication de la liste des candidats à la prochaine présidentielle ?

Je voudrais vous remercier pour l’occasion que vous nous donnez de nous adresser à vos lecteurs en particulier et aux Ivoiriens de manière plus générale. Les gens pourront supputer comme bon leur semble mais, il est d’abord utile de préciser que c’est nous les cadres et militants du RHDP, qui avons demandé au président Alassane Ouattara d’être candidat à cette élection présidentielle. Suite à cet appel, il nous a demandé un temps de réflexion au terme duquel il a répondu favorablement à notre demande. Vous avez vu les tournées que nous avons effectuées dans toutes les régions de Côte d’Ivoire. Certains disaient : « que va-t-il se passer si le président refuse ? Qu’est-ce que les gens vont devenir ? ». Lors de la clôture du congrès en juin dernier, au Stade d’Ebimpé, il a émis le vœu de prendre un temps de réflexion. Après avoir réfléchi, il a accepté d’être candidat. Mais, en acceptant, il prend sur lui tous les risques, parce que c’est un père. En regardant ses enfants que nous sommes, en pensant à ses collaborateurs, il accepte d’aller encore au charbon. Nous voulons lui dire merci et prier Dieu de le protéger pour que le choix qu’il a fait, soit un choix positif pour tous les Ivoiriens. Comme vous l’avez souligné, le 8 septembre, le Conseil constitutionnel a donné son verdict. Sur les 60 personnes qui ont fait acte de candidature, il n’y a que 5 qui ont été retenues. Ce qui est normal. Car, lorsque quelqu’un annonce qu’il est candidat et que dans ses dossiers, il n’y pas la moindre trace d’un document légalisé, comme l’exige la procédure ou que des pièces manquent, cela pose problème. Cela veut dire qu’il y avait des candidatures qui n’étaient pas sérieuses. Toutefois, de l’autre côté, ce processus nous a montré que n’importe quel citoyen qui en a l’aspiration, peut se porter candidat. C’est ce qui fait qu’on a enregistré 60 candidats. Aujourd’hui, le Conseil constitutionnel, après analyse, estime que c’est 5 candidatures qui sont recevables. Ce qui me réjouit dans cette décision et la liste publiée, c’est la présence de deux femmes, qui vont affronter 3 hommes. Par-dessus tout, ce qui nous satisfait, c’est que notre leader figure parmi les candidats retenus. Nous sommes donc dans la joie totale et nous nous apprêtons pour la suite. Nous, membre du secrétariat national à l’animation et à la mobilisation, attendons le mot d’ordre de la direction de campagne, pour continuer d’être sur le terrain afin de réaliser le ‘’un coup KO’’. D’ores et déjà, nous avons demandé à nos militants de privilégier le bilan de notre candidat. Car, le président de la République a un bilan éloquent, en matière de route, d’eau, d’école…

Lui-même avait justement dit que son bilan est inattaquable. Son bilan est-il toujours et vraiment inattaquable ? Est-ce dans ce sens que va aller votre communication ?

Oui, le bilan est inattaquable mais, certains peuvent le voir autrement, soit parce qu’ils sont de mauvaise foi, soit parce qu’ils ont des déficiences visuelles. Les gens diront ce qu’ils veulent mais, c’est à nous qu’il revient d’avoir les arguments nécessaires pour défendre le bilan du président de la République.  Déjà, le secrétariat exécutif a demandé à tous les ministres de réaliser les bilans du président dans leurs départements respectifs, depuis 2011 à ce jour. Cela a été fait, nous l’avons compilé et le mettrons à la disposition de la population. Cela nous donne les éléments de langage et nous permettra de ne pas aller dans tous les sens. Nous sommes contents mais, en même temps, la validation de cette candidature nous met la pression parce que nous avons l’obligation de faire en sorte que ce choix soit validé par les Ivoiriens au soir du 25 octobre.

On a eu le sentiment que l’attente de la réponse du chef de l’Etat avait plongé certains cadres dans l’anxiété, sans doute parce qu’ils s’interrogeaient sur leur propre avenir. Etiez-vous de ceux-là ?

Non, il ne faut pas voir la chose sous cet angle. Car, au-delà des cadres, nombreux étaient les Ivoiriens qui redoutaient un refus du chef de l’Etat de se présenter. Quand vous demandez quelque chose à un père, il y a deux options : il peut accepter ou refuser. Nous qui sommes croyants, nous avons prié, pour que Dieu l’inspire, afin qu’il accepte d’être candidat. Ceci dit, ceux qui avaient peur, ce n’était pas forcément pour eux-mêmes. Je pense qu’ils avaient peur, en pensant à l’avenir du pays. Voyez-vous, j’ai l’impression que les gens oublient trop vite d’où nous venons, dans ce pays. Ils oublient ce que nous avons traversés ; ils oublient dans quel état se trouvaient les familles de 2002 à 2011. Moi qui vous parle, je suis de l’Ouest, précisément de Bloléquin. Tout le pays sait ce que nous avons traversé là-bas ; j’ai perdu trois membres de ma famille, très proches : mon petit frère, son épouse et mon oncle. Comme moi, beaucoup de famille ont été endeuillées. Le président, à son arrivée au pouvoir, a pansé toutes les plaies et met tout en œuvre pour que ce que nous avons vécu, ne se reproduise plus… J’entends certains dire que le président Gbagbo a été victime d’un coup d’Etat. Laissez-moi vous dire, quand un président est élu, il prête serment, en jurant de veiller à la sécurité des Ivoiriens. Depuis que le président Alassane Ouattara est au pouvoir, savez-vous à combien de coups d’Etat il a fait face ? Toutefois, en tant que chef de l’Etat, il a tout mis en œuvre pour sécuriser le pays et ses habitants. Donc, je vous le répète, ceux qui avaient une crainte que le chef de l’Etat refuse de se présenter à la prochaine élection présidentielle, pensaient avant tout à l’avenir du pays ; ils sont inquiets par rapport au développement du pays qu’ils ne veulent pas voir s’interrompre. Depuis 2011, quand vous sortez du pays, vous êtes fiers d’être Ivoirien. Regardez un peu les symposiums, les forums qui ont lieu à Abidjan… Les gens ne parlent que de la Côte d’Ivoire, en bien. Nous sommes en ce moment au Cesec (Conseil économique, social, environnemental et culturel, ndlr). La conférence des Cesec francophones a eu lieu ici à Abidjan et notre président, Dr Aka Aouélé, a été porté à la tête de cette organisation. C’est la première fois qu’un Ivoirien dirige cette association. Je pourrais multiplier les exemples. Il fallait que le président accède à cette demande de son peuple, pour que nous gardions le cap du développement.

Certains Ivoiriens redoutaient des troubles à la publication de la liste définitive des candidats, ce qui n’a pas eu lieu. Faut-il redouter des tensions ou bien ce mauvais sort a-t-il été conjuré ?

Il y a deux éléments distincts à considérer. Nous, en tant que militants du RHDP, nous avons demandé au président de la République d’être candidat. Dieu merci, il a accepté. Comme des Ivoiriens attachés à la paix, nous allons nous mettre au travail, pour qu’il n’y ait pas de débordements et faire en sorte que sa victoire soit éclatante, dès la fermeture des urnes le 25 octobre prochain. Nous avons donc un travail de sensibilisation à faire auprès de ceux qui ne comprenne pas pourquoi le chef de l’Etat est à nouveau candidat, par exemple, et aussi auprès des va-t’en-guerre. C’est un travail que nous devons faire au quotidien, dans nos quartiers, sur nos lieux de travail. C’est un travail colossal à réaliser au niveau du RHDP pour parvenir à la préservation de la paix et ainsi aider le président Alassane Ouattara à terminer dans les meilleures conditions ce dernier mandat, comme il l’a commencé, dans la paix et la sérénité. Aujourd’hui, nous sommes heureux que notre pays soit cité parmi les grands de ce monde.

Qui vous a dit ou qu’est-ce qui vous dit que ce mandat que brigue le président Alassane Ouattara sera le dernier ?

 Je viens pourtant de vous dire que le président ne voulait pas être candidat à cette élection de 2025 ; c’est nous qui lui avons en quelque sorte forcé la main. Et, en bon père de famille, il a accepté. Sous d’autres cieux, on a vu des dirigeants qui, après un mandat, ont pris le chemin de l’exil avec leur famille, parce qu’ils étaient persuadés d’avoir eu ce qu’ils voulaient grâce au poste qu’ils occupaient. Le président Ouattara pouvait faire comme ceux-là mais, il a accepté chaque fois de faire un sacrifice supplémentaire. J’ai l’impression que les gens pensent que la fonction de président de la République est un exercice facile à réaliser. Ce n’est pas exact. Déjà, nous, à notre petit niveau, c’est souvent à 2 ou 3 h du matin que nous allons au lit. Le chef de l’Etat, lui, est-ce qu’il a même le temps de dormir ? Il est obligé d’être à l’écoute de son peuple, de régler les problèmes des populations, de prendre des décisions, de signer des papiers… Dans ces conditions, quand vous le supplié de poursuivre et qu’il accepte, il faut rendre gloire à Dieu et remercier le président pour ce sacrifice important qu’il consent.

Le président répète pourtant souvent qu’il a de nombreux disciples, qu’il a estimé à une demie douzaine, prêts pour le job. Dans ces conditions, pourquoi lui forcez-vous la main ? Ne l’amenez-vous pas à se dédire en le poussant à se représenter ?

Non ! Un père de famille connaît sa famille mieux que quiconque. C’est donc en connaissance de cause qu’il prépare son héritage, en ayant à l’idée lequel de ses enfants est à même d’assurer l’héritage qu’il laisse. Il crée donc les conditions pour apprêter ses enfants à mieux gérer l’héritage.

Cela ne sous-entend-t-il pas que les héritiers de Ouattara ne sont pas encore prêts ?

Ils seront prêts dans les meilleurs délais. Moi qui vous parle, je suis le vice-président du Cesec. Avant ma nomination, je ne crois pas qu’il y ait eu quelqu’un de ma génération à un poste aussi important. C’est une manière de nous mettre à l’épreuve afin que nous soyons prêts à assumer l’héritage.

Il y a cinq, par la force des choses, vous vous retrouvés dans l’opposition, à combattre la candidature du président Ouattara à un troisième mandat. Cette année, dans quelle posture allez-vous vous retrouver face à vos parents, pour tenter de les convaincre de faire confiance au candidat du RHDP ?

Voyez-vous, il faut faire la part des choses. Depuis le départ, l’UDPCI a toujours été membre fondateur du RHDP. Personnellement, mon nom figure aussi en bonne place sur la liste des cadres qui ont contribué à la création du RHDP à Paris. C’est à la suite d’incompréhensions que nous avions quitté le RHDP en son temps. Mais, vous devez savoir que la Bible nous parle du fils prodige, qui revient vers le père, après s’être éloigné de la maison familiale. Non seulement nous sommes revenus mais, en plus, le président de la République a décidé de tendre la main à son jeune frère, Mabri qui, ne revient pas seul. Pour son retour, il a organisé un bureau politique élargi au comité central. C’est vous dire que beaucoup de personnes ont donné leur accord pour ce retour de Mabri. Dès que nous sommes revenus, humblement, nous nous sommes mis au travail et, c’est ce travail qui a fait qu’aujourd’hui, le président a accepté d’être à nouveau candidat. S’il n’avait pas été rassuré par tout le travail réalisé, auquel nous avons contribué ; s’il avait constaté des divergences dans des zones, il n’aurait sans doute pas accepté de répondre favorablement à notre sollicitation. De toutes les façons, dans la bouche, cohabitent la langue et les dents. Il arrive pourtant que les dents mordent la langue. Ce n’est pas pour autant que cela mette fin à la cohabitation entre ces organes, dans la bouche. C’est vous dire qu’il peut survenir des incompréhensions mais, le plus important, c’est d’avancer ensemble malgré ces situations.

Que devient votre parti d’origine, l’UDPCI ? L’avez-vous définitivement enterré ou a-t-il été plongé dans un coma, dans l’espoir de le voir revivre après ?

Avant vous, l’un de vos confrères m’a posé la même question. Je trouve que les gens sont dans des débats puérils. Pourquoi ne demande-t-on pas ce que devient le RDR ou ce que devient le MFA ? A la création du RHDP, le président Ouattara a fait appel à son jeune frère Mabri qui est certes parti un moment, du fait de l’incompréhension évoquée plus haut. Depuis lors, il est revenu et a pris toute sa place… A ceux qui demandent ce que devient l’UDPCI, je pose la question : est-ce qu’il y a eu un congrès de dissolution du RDR ? Je crois que non. Les cadres du RDR ont été reversés au RHDP et y travaillent au rayonnement de ce parti, sans que cela ne cause un souci particulier. Mais, diantre, pourquoi est-ce le cas de l’UDPCI qui pose problème aux gens ? Autant, le PDCI, le RDR ou le MFA appartiennent au RHDP sans avoir organisé de congrès de dissolution, autant l’UDPCI est au RHDP, dans les mêmes conditions. En politique, ce qui est important, c’est la confiance. Et, cette confiance repose sur des actes. Les actes que Mabri pose ; les actes que les collaborateurs de Mabri que nous sommes, posons, permettent de bâtir cette confiance. A notre retour dans la maison commune, nous y avons trouvé des gens mais, ce que nous faisons, la prise d’initiatives, le fait que nous acceptons d’aller au charbon, au niveau du secrétariat national à la mobilisation ou ailleurs… Nous posons d’actes plus parlant que certaines personnes que nous avons retrouvé sur place au RHDP. Nous sommes autour du président de la République qui est le président du parti, nous sommes dans la droite ligne des directives données par le président du directoire et le secrétaire exécutif, pour faire en sorte que le parti avance et qu’on atteigne l’objectif de faire gagner notre candidat dès le premier tour à la présidentielle du 25 octobre. Tout le reste, ce sont des débats inutiles.

Après ce retour, pensez-vous avoir la totale confiance du chef de l’Etat ?

La confiance se mérite. Grâce à mon parcours, je sais que c’est par les actes que la confiance se gagne.

C’est ce qui vous a conduit dernièrement à organiser le séminaire pour former vos collaborateurs au sein du secrétariat à la mobilisation ?

Le séminaire n’est qu’une initiative parmi tant d’autres qui témoignent de notre engagement. Dans la vie politique, il faut avoir la suite dans les idées, en prenant des initiatives. La campagne électorale approchant à grands pas, moi et mes collaborateurs au sein du secrétariat à la mobilisation, nous avons jugé nécessaire de nous retrouver au cours d’un atelier au terme duquel nous avons produit une matrice d’actions. Nous savons donc exactement ce que nous devons faire quand la direction de campagne va donner le top départ. Notre communication va s’articuler autour du bilan du président de la République, avec l’objectif de bien le vendre aux Ivoiriens. Je profite de l’occasion pour saluer et féliciter mes collaborateurs qui sont, de jour comme de nuit au travail, pour faire avancer le parti.

En tant que secrétaire à la mobilisation, quelle partition comptez-vous jouer lors de la campagne qui s’ouvre le 10 octobre prochain ?

Ce que nous faisons au quotidien actuellement, découle des textes de notre parti. Mais, pour ce qui concerne l’élection présidentielle, nous ne ferons que ce que la direction de campagne va nous recommander de faire. En 2015 par exemple, alors que j’étais directeur exécutif en charge des sports et loisirs, le président m’a nommé directeur de campagne chargé des mouvements de soutien. Donc, le chef de l’Etat qui décide quel rôle confier à chacun. En ce qui nous concerne, nous sommes déjà prêts à remplir toutes les missions qu’il voudra nous confier dans le cadre de la campagne électorale, au plan national ou local.

Que diriez-vous aux militants de l’opposition, notamment du PDCI et du PPACI, dont les leaders ont été recalés par le Conseil constitutionnel ?

Je suis déjà en contact avec certains. Je leur dis que le Sénégal nous a donné l’exemple. Malheureusement, les gens n’arrivent pas à comprendre. Au Sénégal, quand le PASTEF (Les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité, le parti actuellement au pouvoir au Sénégal, ndlr) a compris que son candidat naturel allait être recalé, il a pris des dispositions pour avoir un candidat de substitution. C’est cela qui a permis à ce parti de l’emporter. Ce cas nous rappelle bien que la politique, c’est l’intelligence. Aujourd’hui, la décision a été rendue, nous devons tous l’accepter. Nous n’avons qu’un seul pays, que nous ne devons pas détruire, quelles que soient les raisons de notre colère ou de notre frustration. Surtout que tout est dynamique ; aujourd’hui, ça n’a pas marché pour eux ; demain, ça pourrait bien marcher. Pour cela, il faut qu’ils se mettent au travail. Quelques-uns ont commencé à comprendre et je pense que ça ira.

Pensez-vous qu’ils comprendraient votre message alors que vous avez battu le pavé contre le président Ouattara, il y a cinq ans, avec cette même opposition ?

Dans la vie, ce qui doit nous guider tous, c’est de faire chaque fois le bilan de nos actions. Il est vrai que nous avons collaboré avec l’opposition où nous nous sommes retrouvés à un moment donné. Mais, savez-vous pourquoi nous avons quitté l’opposition ? C’est le bilan que nous avons tiré de notre présence dans cette opposition. Nous avions compris que ce n’était pas la bonne voie. Nous avons compris que notre place était aux côtés du président Alassane Ouattara. Il faut que nos amis comprennent que la bonne voie, ce n’est pas de brûler le pays. Ils ont d’ailleurs intérêt à le comprendre dans la mesure où contrairement à ceux qui disaient, hier, qu’ils voient le dos des nageurs, alors qu’ils ne voyaient rien en réalité, le président Alassane Ouattara a mis en place un système qui permet de sécuriser efficacement le pays. Je profite de l’occasion pour féliciter les ministres de la Sécurité et de la Défense pour le remarquable travail qu’ils abattent.

Pourquoi Ouattara ne penserait-il pas à l’idée de recevoir ses principaux opposants, comme l’a fait par le passé Félix Houphouët-Boigny dont il se réclame, question de faire baisser la tension dans le pays ?

Cela est de la responsabilité du chef. Moi, je suis un militant discipliné et en tant que tel, je suis mal placé pour donner des instructions à mon chef. A son poste, il voit et entendu tout, mieux que nous tous. Si demain, le chef décide de recevoir ses opposants, nous nous alignerons, au nom de la discipline qui nous caractérise.

En sachant que vous êtes très proche d’Albert Toikeusse Mabri, pour lequel des héritiers, candidats à la succession du président Ouattara, voteriez-vous ?

La question que vous posez, est du ressort de Dieu. Un cadre dont je tais le nom, m’a confié récemment que beaucoup de gens s’agitent mais, seul Dieu sait qui sera vivant jusqu’au 25 octobre 2025. Seul Dieu sait qui sera, demain, aux commandes du pays. Les gens avaient-ils imaginé que le président Ouattara, après Houphouët-Boigny, serait celui qui aurait dirigé le pays efficacement et aussi longtemps ? Non. Certains n’ont même jamais parié qu’il serait un jour président de la République. Aujourd’hui, nous parlons de l’élection du président Alassane Ouattara. Demain appartient à Dieu. Lui seul sait de quoi l’avenir du pays sera fait. Si le président Mabri est dans le plan de Dieu, en bons militants, nous aviserons. Je profite de votre canal pour appeler nos militants à la mobilisation. A présent que le président est candidat, suite à notre appel, mettons-nous au travail. Je demande aux cadres de sortir des sentiers battus.

En l’absence de poids lourds face à votre champion, pourquoi insister tant que la mobilisation des cadres et militants ?

Je ne suis pas dans ce schéma. L’ancien parti au pouvoir l’a fait, en minimisant ses adversaires. Son slogan était : ‘’Il n’y a rien en face, c’est maïs’’. Nous tous connaissons la suite. Nous, nous sommes vigilants, sereins et concentrés sur nos objectifs jusqu’à la proclamation de la victoire de notre leader au soir du 25 octobre. Certes, Gbagbo et Thiam ne sont pas en lice mais, nous respectons ceux qui ont été retenus, comme des candidats de poids.

Interview réalisée par Marc Dossa

Articles similaires

Laissez un commentaire

* En utilisant ce formulaire, vous acceptez le stockage et le traitement de vos données par ce site Web.

Are you sure want to unlock this post?
Unlock left : 0
Are you sure want to cancel subscription?
error:

Le site Web nordsud utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que cela vous convient, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. J'accepte Lire la suite

-
00:00
00:00
Update Required Flash plugin
-
00:00
00:00