Jean-Louis Gasset : « Nous sommes sur le bon chemin »

par NORDSUD
Publié: Dernière mise à jour le 83 vues

Côte d’Ivoire 1, Maroc 1. Les filets du félicia ont tremblé à deux reprises, ce 14 Octobre, lors du match amical entre les lions de l’Atlas et les Eléphants. Sur le gong, avant la récréation, c’est d’un coup de pied que le fer de lance du front offensif ivoirien, Sebastien Haller met le cuir au fond du filet. A 9 minutes du coup de sifflet final, sur des errements du verrou défensif, le Maroc revient à la marque. Un match dominé par la Côte d’Ivoire. Sur le papier, la composition au milieu de terrain mettait en scène un trio de rêve : Franck Kessié, Sangaré Ibrahim, Seko Fofana. Avec son retour dans le 11 ivoirien, Seko Fofana a conquis le stade Félix Houphouët-Boigny. « Seko, Seko, Seko », s’égosillaient, comme un seul homme, les 22 135 spectateurs à l’unisson.

Fighting spirit, leadership dans le secteur médian, maestria balle au pied, pour son come-back, le sociétaire d’Al Nassr signe une prestation XXL dans les standards de ses rendements habituels avec les pachydermes. « C’est le Seko que j’aime. Je trouve qu’il a fait un très bon match ». En conférence de presse, le sélectionneur ivoirien n’a pas tari d’éloges à l’endroit de son métronome. Au sujet de la prestation globale de l’équipe ivoirienne, tour à tour dans la salle de presse, le coach marocain et son homologue ivoirien semblent s’être passés le mot : des ivoiriens dominateurs et irréalistes, des marocains dominés et opportunistes. « Le match nul est cher payé pour les éléphants. Ils ont eu les situations pour nous tuer mais ils nous ont laissé vivants. On a réussi avec le peu d’occasion qu’on a eu. On a su comme une grande équipe ramener un bon résultat », a souligné Walid Regragrui.

Succédant à son collègue, le patron du vestiaire ivoirien a eu une lecture similaire même s’il voit le verre à moitié plein. « Un peu frustrés de ne pas gagner mais fier de mes joueurs. 60% de domination, contre le demi-finaliste du mondial, on est sur le bon chemin. C’était une obligation de jouer à ce niveau face à un adversaire de ce calibre. Le bloc équipe a été excellent à la récupération du ballon », a-t-il relevé. Interrogé sur l’un des symboles de cette maladresse devant les filets, Oumar Diakité qui a conjugué l’insouciance et l’inexpérience de la jeunesse avec une série d’occasions vendangés, Jean-Louis Gasset a sorti les ailes de la mère poule. « Il a des qualités de vitesses et de puissances extraordinaires. S’il avait en plus l’efficacité, il jouerait au Real de Madrid. Il avait les larmes aux yeux, je lui ai dit de relever la tête », a indiqué le sélectionneur. Le cliché de l’immaturité du talentueux vivier de la jeunesse ivoirienne, c’est aussi la boulette de Sylla Abakar. Une bourde à propos de laquelle le sélectionneur ivoirien relativise. « On a concédé l’égalisation sur une erreur de jeunesse, un ballon qu’on doit dégager et on n’a pas vu l’adversaire arriver. S’il relançait comme Laurent blanc, ils joueraient à Manchester United », a fait savoir Gasser. Les indicateurs sont donc aux verts pour ce second match, en témoignent les propos du sélectionneur marocain : « Les Eléphants ont fait le match qu’il fallait, cette équipe va faire mal à la CAN. Le stade magnifique. La pelouse très bonne. On s’est senti dans une demi-finale ou une finale de CAN. Un public bon enfant et fair-play ». Un satisfécit partagé par Jean Louis Gasset : « J’ai l’impression que mon équipe monte en puissance. Le puzzle continue de prendre forme ».

Charles Assagba 

Articles similaires

Laissez un commentaire

* En utilisant ce formulaire, vous acceptez le stockage et le traitement de vos données par ce site Web.

Le site Web nordsud utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que cela vous convient, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. J'accepte Lire la suite