Une bande déroulante permanente avec la mention « Ceci est une fiction » ou « Ce programme utilise l’Intelligence Artificielle » devra désormais figurer au bas de toutes photos ou vidéos dont la production aura nécessité l’usage de l’Intelligence Artificielle. Une mesure adoptée par le gendarme de la communication audio-visuelle en guise de panacée à « l’utilisation malveillante par certains éditeurs de programmes audiovisuels et acteurs des Réseaux sociaux à travers la manipulation, le détournement des images et des vidéos, la réalisation d’interviews fictives de personnes vivantes ou décédées, en leur prêtant des propos imaginaires ». A en croire le communiqué dont Nordsud.info a reçu copie, ces actions dont « la Haca constate une récurrence », sont en porte-à-faux avec « la déontologie de l’information et l’éthique du journalisme ». En date du 17 janvier 2024, cette circulaire en appelle par ailleurs à la « responsabilité des éditeurs de programmes audiovisuels et acteurs des Réseaux sociaux ». Rendue publique gratuitement, le 30 Novembre 2022, Chat Gpt, une intelligence artificielle du prototype d’agent conversationnel à même de répondre à des questions a ouvert la voie à une utilisation à grande échelle de l’IA dont l’existence remonte aux années 1957 avec le chercheur américain, John McCarthy. Dans la sphère publique, Midjourney aura été l’une des premières IA à proposer aux usagers la possibilité de générer des images ou de détourner des photos existantes de leurs contextes originels. Dans la foulée, une kyrielle d’Intelligence artificielles ont vu le jour, repoussant les limites de la génération d’images, de la conception de vidéos ou d’interviews à partir d’images ou de vidéos retouchées. Un large champ des possibles que des usagers des réseaux sociaux ou producteurs de contenus audiovisuels devront dorénavant utiliser dans le respect scrupuleux de cette prescription de la HACA.
Charles Assagba
