Côte d’Ivoire 0, Nigeria 1. Le premier choc de cette 34è édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) entre le pays organisateur et l’équipe du meilleur joueur africain a tourné en faveur des super-Eagles. 7 minutes après le début de la seconde mi-temps, c’est le tournant du match. Sur une percussion du ballon d’or du continent, Victor Oshimen dans la surface de réparation, le défenseur central ivoirien, Ousmane Diomandé commet l’irréparable. C’est un pénalty. Le geste est qualifié en conférence de presse par le coach ivoirien, Jean Louis Gasset, d’« un petit coup dans le mollet ». Le capitaine William Paul Ekong marque le but de la victoire.
Ce pénalty aura été pour Jean Louis Gasset, ‘’un détail’’. « C’est un détail, un petit coup dans le mollet qui fait la différence. Un petit détail fait qu’on prend ce penalty. Je n’ai pas eu l’impression que le Nigeria a été supérieur à nous », analyse-t-il en conférence de presse. 3 tirs cadrés, une possession de balle de 65%, des occasions de buts vendangés, l’équipe ivoirienne aura manqué de réalisme face au but. C’est du moins l’analyse du coach ivoirien. « C’est une évidence que c’est la finition qu’il va falloir travailler. Quand vous avez 3, 4 situations en première-mi-temps et que vous ne marquez pas de but, vous ne pouvez pas gagner. Les joueurs du milieu dans un dépassement de fonction tentent des frappes de loin alors que ce n’est pas le jeu. On n’a pas donné l’impression de pouvoir rivaliser physiquement. Ça a manqué de force dans la surface, de présence. On a eu quelques situations mais avec des défenseurs Nigérians qui renvoyaient systématiquement le ballon », a expliqué l’entraîneur. Un débrief qui met en lumière le préjudice causé par l’absence de l’attaquant vedette ivoirien, Sébastien Haller. « J’espère de tout cœur que Sébastien pourra participer au troisième match avec nous. On fait le maximum. Depuis le 3 janvier, il travaille avec les kinés. Là, il est en train de peaufiner le physique, la cheville est pratiquement guérie », a-t-il laissé entendre. Si cette ‘’ Haller dépendance’’ à la pointe de l’attaque est assumée à demi-mots par le coach, il aura néanmoins été moins disert sur l’absence de Simon Adingra dans un front offensif. Jérémie Boga, Christian Kouamé remplacés dans la foulée par Nicolas Pépé et Oumar Diakité, ont tous azimuts été muets en termes de percussions, des différences en 1 contre 1 face à leurs vis-à-vis, en vue de créer du danger sur les ailes. L’entrée de Jonathan Bamba, ultime ailier de l’effectif de Gasset en dehors de Max Gradel, s’est également avérée insuffisant pour donner des sueurs froides au verrou défensif Nigérian. Un effectif dont les limites sur les côtés se seront manifestées au grand jour. Toutes choses qui font remonter subrepticement à la surface les débats qui ont entouré la non-convocation de Wilfried Zaha ou de Gervinho. Des absents dont il escompte le come-back en vue de réussir la mission commando face à la Guinée Equatoriale. « Le terrain était un peu difficile pour jouer en une touche. On a gagné le premier match, on a perdu face le second, on va tout mettre en œuvre pour gagner le dernier. On va essayer de le gagner en espérant que nos deux blessés pourront faire leur retour », a conlu Gasset.
Charles Assagba
