Cimenteries, pollutions environnementales : LafargeHolcim s’explique

par nordsud.info
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Philomène Tsoh, Directrice Communication, Relations publiques et Développement durable

Les cimenteries sont-elles conscientes que leurs usines polluent ?

« Nous ne pouvons parler que pour notre entreprise, et nous sommes conscients des challenges qui découlent de nos activités en matière d’environnement, et notamment la nécessité qu’il y a à maitriser les risques d’émanation des poussières. C’est pourquoi depuis 2017, l’entreprise déroule un plan ambitieux de lutte anti-poussière qui nous a amené à investir plus de 300 millions de francs CFA dans la rénovation et la modernisation de plusieurs équipements clés. « Les filtres sont constamment entretenus et renouvelés. Nous continuons à mesurer la poussière produite par nos usines chaque année, selon les prescriptions de la réglementation e vigueur », note-t-elle.  Au niveau de Treichville, aux dires de Mme Tsoh, il faut noter que les émanations de poussière ont des origines multiples, et impliquent divers acteurs, qu’ils soient installés sur le boulevard du Port ou non. C’est pourquoi il faut également mettre en place des solutions concertées, qui sauront être plus efficaces sur le long terme, insiste la responsable des relations publiques de LafargeHolcim. 

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Alors, pourquoi les cimenteries n’ont-elles pas posé d’actes communs forts, jusqu’ici, allant dans le sens de la dépollution ? 

Nous avons eu à mener quelques actions concertées. Par exemple, les cimentiers installés sur le boulevard du Port travaillent en commun sur le curage des caniveaux le long de cette voie.

Cependant pour être définitivement efficace, il faut plus de synergies entre les différents protagonistes, et bien sûr l’implication des autorités. Nous notons qu’aujourd’hui les choses vont dans le bon sens avec la mise en place d’un Comité de suivi par le Port Autonome d’Abidjan, qui réunit à fréquences régulières, les acteurs installés sur le boulevard. Nous attendons que les autres cimentiers autres soient amenés à contribuer, étant donné que leur matière première transite également par la même zone, avec le trafic que l’on connait.

La mairie de Treichville a également mis en place un comité afin de développer ces synergies, comité dont nous faisons partie.

Dans l’intervalle, nous continuons nos investissements, et nous sommes particulièrement heureux de la mise en route de notre silo clinker, d’une capacité de 70 000 tonnes, et relié au terminal vraquier par une bande transporteuse. Cette installation permet de réduire de près de 70% le trafic lié au transport du clinker du terminal minéralier vers le site de production. Ce silo représente un investissement de plus de 15 millards de francs CFA.

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L’autre solution reste naturellement la délocalisation. Mais, impossible à envisager. Sur la question LafargeHolcim reste réservée. « Nous avons des autorisations d’exploitation », se contente de souligner Philomène Tsoh. De plus, l’entreprise œuvre pour produire le ciment le plus propre possible. Elle est fidèle à ses engagements.

Propos recueillis par Raphaël Tanoh

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