Lors d’une rencontre tenue à Bonoua le 21 septembre 2024, les partis politiques de l’opposition ivoirienne ont réitéré leur demande de réformes électorales en vue d’élections pacifiques et crédibles en 2025 et 2026. Ils dénoncent les insuffisances du système actuel et appellent à un dialogue inclusif avec le Gouvernement.
Le Groupement des Partis Politiques d’Opposition, à travers son intervention à Bonoua, a une nouvelle fois dénoncé les failles du système électoral ivoirien, source de conflits sociopolitiques depuis 2000. Selon eux, la liste électorale est gangrenée par des irrégularités flagrantes, tandis que la Commission Électorale Indépendante (CEI) ne se conforme pas à l’obligation de réviser annuellement le fichier électoral. Cette situation, couplée à l’indépendance douteuse de la CEI, mine la légitimité des processus électoraux. Les représentants de l’opposition appellent également à une révision du Code électoral, qu’ils jugent biaisé depuis sa modification en 2020. Ils soulignent que l’actuel processus ne bénéficie toujours pas de la confiance du peuple.
Appel urgent à un dialogue inclusif
Les partis d’opposition insistent sur l’importance d’engager un dialogue politique ouvert à toutes les forces vives de la Nation. Ils demandent des réformes sur huit thématiques majeures, dont la révision du Code électoral et de la liste électorale, la réforme de la CEI, ainsi que des mesures pour sécuriser le processus électoral. Enfin, le groupement appelle à la rédaction d’un mémorandum commun qui servira de base pour leurs propositions de réformes, avec l’espoir de garantir des élections transparentes et apaisées.
Armand BLEDOU
