Le Mali expulse le représentant de la Cedeao

par nordsud.info
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Le Mali a déclaré «persona non grata» le représentant spécial de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) Hamidou Boly, pour «agissements incompatibles» avec son statut, a annoncé lundi la télévision publique. Hamidou Boly a été convoqué lundi au ministère malien des Affaires étrangères, le représentant de la Cedeao au Mali pour l’informer qu’il était désormais persona non grata et qu’il avait 72 heures pour quitter le territoire national. Le diplomate fait donc ses valises. Le gouvernement justifie sa décision par des « des agissements incompatibles avec le statut du diplomate ». 

«Le gouvernement de la République du Mali a décidé de déclarer persona non grata le représentant spécial de la Cedeao au Mali, au vu de ses agissements incompatibles avec son statut», a rapporté l’ORTM dans un bandeau. D’après le document signé ce 25 octobre, « cette décision intervient après plusieurs mises en garde adressées à l’intéressé à travers sa hiérarchie. En conséquence, un délai de 72 heures lui est accordé pour quitter le territoire national ». Cependant, le texte ne précise pas les reproches qui sont faits au diplomate ouest-africain.

Dès que la décision de le déclarer « persona non grata » lui a été officiellement notifiée, la télévision nationale a diffusé en boucle l’information. Par le même canal dans la soirée, le ministre malien des Affaires étrangères a donné des détails sur ce que le gouvernement reproche au représentant spécial de la Cédéao au Mali :

« Je pense que l’intéressé a engagé avec des groupes, des individus de la société civile comme du monde politique ou même du monde de la presse et qui entreprennent des activités hostiles à la transition. Il y a des devoirs des autorités en place de s’assumer », a expliqué Abdoulaye Diop.

Il a ajouté que le Mali entend continuer à développer de bonnes relations avec l’institution sous-régionale.

Il faut rappeler que la Cedeao a toujours demandé aux autorités de la transition au Mali de soumettre d’ici fin octobre 2021, le chronogramme des élections de février 2022.

Selon l’organisation sous-régionale, seules les réformes nécessaires pour la tenue des élections à la date indiquée devraient être mises en œuvre.

En outre, elle agite le bâton des sanctions ciblées contre toute personne qui entraverait le calendrier de la transition tel que arrêté par les chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao.

Bakayoko Youssouf

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