Marseille : La maire Michèle Rubirola démissionne

par NORDSUD
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Six mois après sa prise de fonctions, le 4 juillet, la maire de Marseille, Michèle Rubirola, a annoncé mardi 15 décembre avoir présenté sa démission en raison des épreuves de santé auxquelles elle fait face et a souhaité que son premier adjoint, Benoît Payan lui succède. La maire de Marseille a d’abord reçu sa deuxième adjointe, l’ex-socialiste Samia Ghali, avec qui elle avait conclu un accord de gouvernance pour être élue à la tête de la deuxième ville de France. Puis elle a convoqué en mairie une réunion de l’ensemble des conseillers municipaux élus sous l’étiquette du Printemps marseillais, une coalition de gauche citoyenne et écologiste, pour leur annoncer sa décision.

« J’ai connu dès l’été les premières difficultés liées à ma santé. (…) Ces épreuves limitent l’énergie que je peux mobiliser. Etre maire de Marseile c’est 300 % de son temps », a ensuite déclaré la maire de gauche lors d’une allocution devant la presse. C’est une « démission pour question de santé », avait précisé à l’Agence France-Presse Julien Bayou, le secrétaire national d’EELV, parti de Michèle Rubirola, dont elle avait été suspendue plusieurs semaines pour avoir concouru au premier tour contre la liste officielle du parti écologiste.

L’élue de 64 ans, qui avait fait basculer la municipalité à gauche après vingt-cinq ans de mandat de Jean-Claude Gaudin, devenant alors la première femme à diriger la ville, prendra la place de première adjointe.

La rumeur d’un départ anticipé courait depuis plusieurs semaines, mais Mme Rubirola l’avait une nouvelle fois personnellement démentie au Monde jeudi 10 décembre. A la mi-octobre, Le Monde avait publié une enquête revenant sur les débuts difficiles de la maire, qui, plus de trois mois après son élection, n’avait toujours pas investi de bureau au sein de la mairie.

Un conseil municipal doit se tenir lundi 21 décembre. A l’origine, cette séance plénière était programmée le 14 mais décalée d’une semaine, officiellement en raison des contraintes sanitaires, elle pourrait être le théâtre de l’élection d’un nouveau maire par les 101 conseillers municipaux marseillais. Benoît Payan apparaît favori pour lui succéder, mais l’équilibre de la coalition Printemps marseillais, qui réunit des élus du PS, du PC, d’EELV et de nombreuses autres formations de gauche, ainsi que des citoyens non encartés et des soutiens de Samia Ghali, est fragile. 

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