Pétrole, Gaz, Or, etc.: la Côte d’Ivoire dans le vert

par NORDSUD
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Le sous-sol ivoirien n’en finit pas de démontrer une richesse digne d’un pays de Cocagne.« Les récentes découvertes, aussi importantes soient-elles, semblent négligeables par rapport à celles que nous espérons dans les années à venir ». Le Ministre des Mines, du Pétrole et de l’énergie, Mamadou Sangafowa a ainsi fait remonter à la surface, ce 6 juin, la richesse du sous-sol ivoirien et le vivier de gisements offshore qui s’y terre. Illustrant ainsi les potentialités et le futur auquel est promis une industrie extractive et minière ivoirienne en plein essor en Côte d’ivoire depuis les découvertes successives des puits pétro-gaziers, Baleine, Calao et du gisement aurifère Koné. Embouchant la trompette sur le pétrole, l’hôte de la conférence de presse a officiellement mis au gout du jour l’ambition du pays de rejoindre l’OPEP. L’une des conditions requises des pays désireux de rejoindre l’organisation étant que l’importance de la quantité de pétrole produite surpasse les besoins nationaux, cette annonce dénote ainsi du nombre conséquent de barils de pétrole dont disposera la Côte d’Ivoire lorsque les gisements découverts tourneront à plein régime. « Notre pays pourra devenir exportateur net de pétrole brut à l’horizon 2030 et intégrer, s’il le souhaite, l’Organisation des Pays Producteurs de Pétrole », a précisé Mamadou Sangafowa lors de la Conférence de Presse des Rendez-vous du gouvernement.

Gaz et Electricité

Relativement à son binôme dans le bassin sédimentaire ivoirien, le gaz naturel, le Ministre a souligné que le secteur de l’électricité ivoirien en fera ses choux gras. « Les récentes découvertes de Gaz Naturel aux larges de nos côtes ouvrent des perspectives prometteuses pour le secteur de l’électricité de notre pays ». Cette précieuse ressource naturelle sera en effet mise en valeur par le biais d’une revue à la hausse des investissements dans le secteur qui attendront la bagatelle de 5 mille milliards. Une manne financière qui s’inscrit certes dans la continuité des 1700 milliards FCFA qui ont été investis dans la production, le transport et la distribution d’électricitésur la période 2011-2023. Mais également dans un enjeu d’exploitation des gisements de gaz disponibles en vue de produire une quantité d’électricité satisfaisant les besoins croissant des consommateurs selon un ordre de priorité souligné les par le ministre : les hôpitaux, les ménages, les industries et les pays extérieurs. Dans un contexte marqué par des conjonctures à l’instar des trois groupes de production d’une puissance cumulée de 653 MW qui étaient à l’arrêt, soit 21% de la capacité totale de production en Avril dernier. Corrélé à une demande d’électricité en perpétuelle hausse du fait de la croissance démographique, du développement économique et la hausse des températures due au changement climatique, l’opportunité des investissements conséquents dans le secteur de l’électricité sonne comme une évidence. Des investissements qui visent outre l’augmentation de la capacité de production d’électricité, la mise en place de projets stratégiques dont : l’accélération de l’exploitation des champs gaziers, la construction de gazoducs pour relier la Côte d’Ivoire aux pays producteurs et consommateurs de gaz naturel, la construction d’infrastructures d’importation, de stockage et d’exportation de gaz naturel.

Charles Assagba

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