Passer de 6 à 22 produits dont les prix seront réglementés par l’Etat. C’est le but des négociations qui ont cours en ce moment entre l’Etat, les associations de consommateurs, les industriels et les producteurs. Parmi ces produits, la baguette de pain, le poisson faux-thon, la viande de bœuf, l’huile de table raffinée, le riz local et plusieurs produits vivriers. Si l’Etat est d’accord pour le principe, selon une source au sein des débats, le blocage se trouve au niveau du nombre proposé par les associations de consommateurs. Car, la modification du décret relatif à la règlementation de la concurrence et des prix, équivaut à une subvention de certains produits et donc, des coûts pour l’Etat. C’est pour cela que les producteurs sont également associés aux négociations. Les échanges qui se tiennent à la direction générale du commerce intérieur, à la chambre de commerce et à la primature au Plateau, doivent également tenir compte, selon notre source, des augmentations à venir du prix du baril du pétrole et celui du gaz butane, liés à la guerre en Ukraine. Aucune date n’est encore fixée pour la fin des échanges. Mais ils aboutiront à la prise d’un décret pour encadrer les prix des produits qui auront été retenus.
Raphaël Tanoh
