Salif Coulibaly, adjoint au maire d’Attécoubé, chargé des questions de salubrité : « Pourquoi nous n’avons plus de mort à Attécoubé »

par NORDSUD
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Depuis les morts causées par la grande saison des pluies, ordre avait été donné de démolir les maisons situées dans les zones à risques. Qu’en est-il aujourd’hui ? Salif Coulibaly, adjoint au maire d’Attécoubé, explique la situation dans sa commune.

Le gouvernement avait annoncé la démolition des habitations situées dans les zones à risques. Avec la petite saison des pluies, où en sommes-nous ?

Il faut savoir qu’au niveau d’Attécoubé, nous avons pris des initiatives. Dès l’annonce de cette mesure, nous avons procédé à des démolitions de maisons au niveau de Mossikro, notamment, et dans plusieurs autres sous-quartiers. Toutes les habitations situées sur les flancs de collines ont été démolies par la mairie. Et cette opération a débuté depuis longtemps. C’est pour cela que vous n’entendez plus parler d’éboulements et de morts à Attécoubé. Nous avons démoli un bon nombre d’endroits.

Qu’en est-il de la recolonisation ?

Pour éviter la recolonisation des sites, nous avons créé une brigade spéciale qui sillonne les quartiers d’Attécoubé afin de déguerpir tous ceux qui sont venus recoloniser les sites.

Quelles sont les zones les plus touchées par ce phénomène ?

Il y a Mossikro, Agban Attié, Djene carré. Nous avons parlé à la population. Ce sont des zones que nous surveillons constamment afin d’éviter tout désastre comme cela a été le cas par le passé.

Les autres communes de la capitale économique touchées par les questions d’éboulement ou d’inondations ont-elles débuté les démolitions de maisons mal situées ?

Difficile de le savoir. Nous savons que c’est difficile d’entamer cette opération, parce qu’à notre niveau, il a fallu faire avec la force à cause de la résistance des populations. Nous avons été obligés de faire des trous dans les maisons à un moment pour que le gens s’en aillent.

Faut-il des moyens pour y parvenir ?

On avait besoin des moyens pour éviter surtout la recolonisation des sites. Mais nous n’avons jamais eu ces moyens. C’est pour cela que plusieurs de ces zones sont encore recolonisées.

Raphaël Tanoh

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