Entrés en vigueur depuis la suspension des cotisations dans les écoles en 2020, les frais de fonctionnement des Comités de gestion des établissements scolaires (Coges) arrivent au compte-gouttes. Pour cette rentrée scolaire 2024-2025, la moitié du reliquat de l’année scolaire passée a été payée aux établissements secondaires, en octobre dernier. Les écoles publiques du primaire, elles, n’ont pas encore reçu le moindre le Kopeck. Selon la Plateforme nationale des Coges, environ 500 écoles publiques ont vu le jour, depuis. Des établissements à qui l’on doit également attribuer une partie de la subvention de l’Etat, qui est de 18 milliards FCFA. Ce qui fait que l’aide actuelle ne permet pas de payer 3000 FCFA par élève du primaire et 5000 FCFA par élève du secondaire. Les écoles reçoivent moins que ça.
Vu que le nombre d’établissements va continuer d’augmenter chaque année, la solution serait de revoir les 18 milliards de subvention à la hausse. « La Plateforme nationale a déjà du mal à percevoir les subventions. Allez demander aux autorités de revoir cette somme, parce qu’il y a trop d’écoles, est décourageant », indique Yaya Sangara, responsable communication des Coges. Ces problèmes de financement des écoles provoquent des dysfonctionnements dans certaines écoles. Notamment, l’absence de matériel didactyle, la suspension de compositions.
Raphaël Tanoh
