Comment réagissez-vous à la suspension à titre conservatoire des activités syndicales dans les universités sur l’étendue du territoire nationale par le Gouvernement ? C’est la question de notre panel.
Jacob K. OUATTARA, Porte-parole du Comité des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire (CEECI) : « Nous n’avons pas été associés à cette décision »
« Nous n’avons pas été associés à cette décision. Le CEECI ne se reconnaît pas dans cette décision. Nous disons qu’elle est unilatérale. En tant que CEECI nous avons dénoncé la violence faite par la FESCI au campus. Interdire les associations estudiantines revient à sanctionner tout le monde. Nous espérons que le gouvernement va revenir sur sa décision »

Kouassi Johnson, enseignant à l’université de Cocody : « il faut punir les responsables »
« Nous avons appris cette décision de la suspension des syndicats d’étudiants au campus. Elle nous réjouit. Mais nous estimons qu’il faut punir le ou les coupables simplement. Il est vrai que les enseignants ont souvent subi des violences ici à l’Université. Mais nous pensons que l’enquête doit déterminer exactement qui a commis ce crime pour que la justice avise.

Kadio Claude, président de l’Organisation des parents d’élèves et d’étudiants de Côte d’Ivoire (OPEECI) : « depuis des années la FESCI fait la loi à l’université »
« C’est une décision que nous saluons. La violence à l’université empêche nos enfants d’étudier. Depuis des années la FESCI fait la loi à l’université. Il faut que cela cesse. Nous espérons que l’État va sévir cette fois-ci. Parce que nous déjà vu des décisions suspendant les activités de la FESCI, mais ces décisions n’ont jamais été appliquées. Donc, il faut que l’État aille jusqu’au bout. Sinon ces mesures ne serviront à rien. Nos gouvernants doivent aussi éviter de se servir de la FESCI »
Propos recueillis par Raphaël TANOH
