Vivrier : il faut cesser de produire à l’ancienne

par nordsud.info
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Le vivrier n’est pas en reste. En dépit des nombreuses coopératives agricoles, la tomate, le piment, l’oignon, l’aubergine, les haricots verts, sont importés, à un moment de l’année dans le pays. Entre le mois de décembre et celui de juin, les Ivoiriens consomment en réalité de la tomate et du piment en provenance du Burkina Faso, du Niger, de la Hollande.

« Nous ne produisons ces produits vivriers que de façon saisonnière, c’est-à-dire entre le mois de décembre et celui d’août », explique Mme Baya épouse Vanié, président de la Confédération nationale des acteurs du vivrier de Côte d’Ivoire.

Une production saisonnière

Certes, la saison sèche a été citée comme premier facteur de la hausse des prix des produits vivriers cette année, mais le véritable problème, dit-elle, est la dépendance de l’extérieur. Quasiment, tout ce qui entre dans la confection de la sauce en Côte d’Ivoire, est importé. Ce diagnostic établi depuis longtemps par les opérateurs du secteur vivrier, est le premier facteur cyclique dans la hausse des prix sur le marché. Le Burkina Faso, poursuit-elle, produit en quantité pour sa population, au point d’en exporter, grâce à une agriculture moderne.

« Nous avons besoin d’aide, pas forcément des aides financières. Il nous faut des machines, des ingénieurs pour nous former. C’est la seule façon de lutter contre la cherté de la vie. Nous avons de la terre et de la main d’œuvre. Mais, nous continuons de produire à la daba. Il faut changer cela », propose Mme Baya.

Un début d’appui gouvernemental

Un cri du cœur entendu par le gouvernement. Le ministère l’Agriculture et du développement rural associe désormais les productions vivrières dans sa politique d’autosuffisance alimentaire. Ce soutien qui se traduit par un appui financier, logistique, mais aussi par des formations, reste toutefois encore embryonnaire.

Raphaël Tanoh

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